L'ONU "très inquiète des risques d'une escalade violente" après la décision de Trump

08/12/17 à 18:25 - Mise à jour à 18:26

Source: Belga

(Belga) L'ONU est "particulièrement inquiète des risques d'une escalade violente" après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël, a affirmé vendredi au Conseil de sécurité Nickolay Mladenov, coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient.

"Du 6 au 8 décembre" sont annoncés "trois jours de rage", a-t-il ajouté lors d'une liaison vidéo de Jérusalem organisée à l'occasion d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité convoquée à la demande de huit de ses membres après la décision américaine. Nickolay Mladenov a mis en garde contre le risque que cette décision provoque "un radicalisme religieux". "Jérusalem est la question la plus complexe" à résoudre dans le conflit israélo-palestinien, a-t-il aussi déclaré, en évoquant le "symbole de la foi chrétienne, juive et musulmane" que cette ville représente. Seule une "négociation entre les deux parties" peut décider de son avenir, a insisté le responsable. Nickolay Mladenov a appelé les dirigeants du monde entier "à montrer de la sagesse" pour ramener le calme dans la région. La réunion en urgence du Conseil de sécurité, composé de 15 membres, a été demandée par la Suède, la France, l'Italie, le Royaume-Uni, la Bolivie, l'Uruguay, l'Egypte et le Sénégal. Plusieurs de ces Etats considèrent que la décision américaine viole des résolutions de l'ONU. Il s'agit d'une "violation de la légitimité internationale", a souligné l'ambassadeur égyptien, Amr Aboulatta, en évoquant une "ville sous occupation". Son homologue suédois, Olof Skoog, a rappelé la résolution 2334, adoptée le 23 décembre 2016, qui souligne que le Conseil de sécurité "ne reconnaîtra aucune modification aux frontières du 4 juin 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, autres que celles convenues par les parties par la voie de négociations". Cette résolution avait été approuvée par 14 pays, les Etats-Unis dirigés alors par le démocrate Barack Obama ayant choisi l'abstention, ce qui avait permis l'adoption du texte. "Le moment est venu d'avancer vers un accord de paix détaillé", a aussi réclamé le diplomate suédois. (Belga)

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