L'ONU réclame à nouveau la fin de la guerre au Yémen

10/10/17 à 17:48 - Mise à jour à 17:49

Source: Belga

(Belga) Le représentant spécial de l'ONU au Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a réclamé mardi à nouveau un arrêt de la guerre au Yémen, lors d'une allocution devant le Conseil de sécurité à New York.

"Il y a une nécessité accrue de conclure un accord pour mettre un terme à la guerre et former un nouveau gouvernement représentant tous les Yéménites", a affirmé le responsable de l'ONU. "Il faut mettre un terme au sang versé" et "ne pas s'accoutumer à la guerre", a-t-il insisté lors de cette réunion publique du Conseil suivie de consultations à huis clos. Les rebelles Houthis, alliés à des unités militaires restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont pris le contrôle de la capitale yéménite Sanaa en septembre 2014 avant d'étendre leur emprise sur plusieurs régions du pays. En mars 2015, l'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition arabe pour venir en aide aux forces progouvernementales qui se sont regroupées dans le sud. Le conflit a fait quelque 8.500 morts et près de 49.000 blessés et provoqué une grave crise humanitaire, selon l'Organisation mondiale de la santé. "Au Yémen, personne n'est gagnant sur le terrain de la bataille. Le grand perdant, c'est le peuple yéménite", a déploré Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, en appelant à la tenue "de négociations de paix globales". "On travaille sur des mesures pour permettre un retour à la table des négociations", a-t-il dit, sans autres précisions. Toutes les négociations et tentatives de cessez-le-feu ont échoué depuis trois ans au Yémen et le processus onusien reste bloqué. La réouverture au trafic aérien de l'aéroport de Sanaa et au trafic maritime du port de Hodeida (ouest) sont "des éléments essentiels pour alléger la crise humanitaire", a aussi souligné le représentant de l'ONU. "Le choléra a tué plus de 2.000 personnes et touche chaque jour de plus en plus de Yéménites", a-t-il précisé. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le nombre de cas suspects de choléra est désormais estimé à 900.000 d'ici la fin de l'année au Yémen. (Belga)

Nos partenaires