L'OIAC annonce avoir visité un second site d'attaque chimique présumée à Douma

25/04/18 à 18:31 - Mise à jour à 18:34

Source: Belga

(Belga) Des experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques se sont rendus mercredi sur un second site à Douma, dans l'ex-enclave rebelle syrienne de la Ghouta orientale, cible d'une attaque chimique présumée début avril, a annoncé l'OIAC.

"Aujourd'hui, l'équipe de la mission exploratoire s'est rendue sur un second site à Douma. Elle a également recueilli des échantillons sur ce site", affirme l'organisation dans un communiqué. Il s'agit de la deuxième visite d'une équipe de l'OIAC à Douma depuis qu'elle a obtenu un accès à la ville samedi. Les experts de l'organisation étaient arrivés à Damas le 14 avril, une semaine après l'attaque chimique présumée. L'attaque présumée aux gaz toxiques, qui a fait au moins 40 morts à Douma le 7 avril selon des secouristes, est au coeur d'affrontements diplomatiques entre grandes puissances, Etats-Unis et Russie en tête. Elle a conduit quelques jours plus tard les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni à procéder à des frappes contre des sites chimiques sous le contrôle du régime de Bachar al-Assad. Les échantillons recueillis seront envoyés au laboratoire de l'OIAC à Rijswijk, dans la banlieue de La Haye. "Ils seront répartis pour analyse sur plusieurs laboratoires dans le monde certifiés par l'organisation", affirme l'OIAC, qui a pour mandat de déterminer un éventuel recours à des armes chimiques, mais non d'en identifier les auteurs. L'OIAC a également confirmé que des diplomates russes organisaient jeudi une réunion à La Haye pour ses Etats membres au cours de laquelle ils allaient "amener des Syriens pour parler de l'incident présumé à Douma". L'ambassade de Russie aux Pays-Bas a affirmé sur Twitter que "des témoins de Syrie qui étaient présents au (tournage) des vidéos mises en scène par les Casques blancs", des secouristes dans les zones aux mains des rebelles, participeraient à cette réunion. L'OIAC a déclaré qu'elle avait demandé, sans succès, à la Russie que ses experts puissent d'abord interroger ces témoins et que cette réunion ait lieu "une fois la mission exploratoire terminée". (Belga)

Nos partenaires