L'Internationale socialiste est morte, vive le rassemblement mondial de la gauche

27/02/16 à 12:50 - Mise à jour à 12:50

Source: Belga

(Belga) L'ex-Premier ministre italien Massimo D'Alema plaide en faveur d'un rassemblement mondial des progressistes, avec les démocrates américains, sur les cendres de l'Internationale socialiste, "une organisation du siècle passé", devenue un "club de petits partis" après que les plus grands l'aient abandonnée.

L'Internationale socialiste est morte, vive le rassemblement mondial de la gauche

L'Internationale socialiste est morte, vive le rassemblement mondial de la gauche © BELGA

Ce rassemblement est le levier nécessaire pour contrer la toute-puissance de la finance qui, par sa globalisation, a réduit à néant le projet solidaire de la gauche resté calqué sur celui de l'Etat-nation, observe l'ex-chef de file des sociaux-démocrates italiens, aujourd'hui à la tête du centre d'études des socialistes européens. "Progressive" peut être l'élément de convergence avec les Américains, estime-t-il alors que les Liberals sont autrement connotés en Europe et que le socialisme ne peut être évoqué aux Etats-Unis pour des raisons historiques et culturelles. Cette gauche mondiale avec les démocrates est nécessaire, souligne M. D'Alema, pourtant critique à leur égard alors que la famille Clinton participe au système de "ploutocratie" qui régit le pays, outre-Atlantique. Pour insuffler la solidarité internationale, il convient de doter le monde d'instruments politiques tels qu'une "World Tax Administration", a indiqué M. D'Alema, faisant sienne la proposition de l'économiste français Thomas Piketty, à l'occasion d'un chantier des idées du PS s'interrogeant samedi sur le rôle des socialistes dans un "monde en crises". La gauche doit reprendre le flambeau, a dit l'ex-président du conseil italien, en jouant un rôle moteur, notamment au niveau européen, principale organisation politique multinationale au monde. Il a appelé à la création d'une "grande convention européenne" rassemblant les socialistes favorables à l'émergence d'une Europe fédérale, ainsi que les libéraux et les chrétiens-démocrates partageant le même objectif. L'actuel système démocratique européen partagé entre le conseil, la Commission et le parlement ne fonctionne pas, observe-t-il. (Belga)

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