L'informateur rencontre le secteur agricole et les classes moyennes

25/06/10 à 14:52 - Mise à jour à 14:52

Source: Le Vif

L'informateur Bart De Wever a poursuivi vendredi sa mission en recevant le président du Conseil central de l'économie, Robert Tollet, les représentants du secteur agricole et l'Union des Classes Moyennes. Il a recueilli leur opinion sur trois points: la réforme de l'Etat, l'assainissement des finances publiques et la situation socio-économique, comme il l'a fait avec ses interlocuteurs précédents.

L'informateur rencontre le secteur agricole et les classes moyennes

© Belga

M. Tollet n'a pas voulu faire de commentaire à sa sortie. La présidente de l'UCM, Marie-Anne Belfroid-Ronveaux, ne s'est pas montrée plus diserte. "Ce monsieur a beaucoup d'idées et j'ai été ravie de discuter avec lui", a-t-elle sobrement déclaré.

Dans un communiqué, l'UCM a toutefois donné quelques précisions, rappelant notamment sa position sur l'"inévitable" réforme de l'Etat. Elle ne peut mener à créer une distorsion de concurrence entre les Régions, estiment les Classes moyennes, c'est-à-dire qu'elle doit maintenir une sécurité sociale fédérale, un statut social des indépendants fédéral et une fiscalité essentiellement fédérale (l'UCM vise l'impôt des personnes physiques et des sociétés). Et les transferts de compétence ne peuvent s'envisager sans les moyens financiers correspondants.

Le président du Boerenbond, Piet Vantemsche, a quant à lui mis en garde contre une augmentation des charges qui pèsent sur le travail. Selon lui, le secteur ne pourrait le supporter. "On sort de deux années presque sans revenu pour nos agriculteurs", a-t-il dit.

Sur le volet institutionnel, le Boerenbond se situe dans la ligne de la note Octopus adoptée en 2008 par le parlement flamand. Dans une matière agricole déjà très largement défédéralisée et très dépendante des décisions prises au niveau européen, M. Vantemsche voit toutefois l'un ou l'autre point qui pourrait être régionalisé, comme le Bureau d'Intrervention et de Restitution Belge (BIRB) ou les baux à ferme. Il n'est en revanche pas demandeur d'une régionalisation de l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA).

Les représentants de la Fédération Wallonne de l'Agriculture (FWA) l'ont suivi en début d'après-midi. "Nous avons appris à vivre de manière régionalisée depuis pas mal de temps", a souligné le secrétaire général Yvan Hayez.

La FWA souhaite que "le système belge fonctionne". Elle n'est pas demandeuse de défédéralisation supplémentaire même si elle ne s'oppose au transfert d'un organisme comme le BIRB. La régionalisation de l'AFSCA, souvent très critiquée du côté wallon, ne fait pas non plus partie de ses revendications. "Les problèmes sanitaires ne connaissent pas de frontières", a fait remarquer M. Hayez.


Le Vif.be, Belga

Nos partenaires