L'Indonésie doit suspendre les exécutions, plaident Amnesty et Human Rights Watch

27/07/16 à 07:09 - Mise à jour à 07:09

Source: Belga

(Belga) Les ONG de défense des droits de l'homme Human Right Watch et Amnesty International plaident pour que le président indonésien Joko 'Jokowi' Widodo commue la peine de mort de 14 personnes qui risquent une exécution imminente, inculpées pour trafic de stupéfiants.

L'Indonésie doit suspendre les exécutions, plaident Amnesty et Human Rights Watch

L'Indonésie doit suspendre les exécutions, plaident Amnesty et Human Rights Watch © BELGA

Le cabinet du procureur général indonésien a annoncé qu'il préparait de nouvelles exécutions sans donner d'autres détails, mais précisant que "l'heure approchait". Certaines sources diplomatiques évoquaient la date du 26 juillet. "Le président Jokowi devrait reconnaître que la peine de mort est barbare et éviter un séisme diplomatique potentiel en épargnant la vie de 14 personnes ou plus qui risquent une exécution immédiate", a déclaré le directeur responsable de l'Asie Phelime Kine pour Human Right Watch dans un communiqué. Les individus concernés sont des ressortissants Pakistanais, Nigérians, Zibmababwéens et Indonésiens. Certains ont été arrêtés au début des années 2000. Amnesty International a en outre déclaré que le président indonésien, au pouvoir depuis 2014, risquait de placer son gouvernement "du mauvais côté de l'histoire", si les exécutions devaient être menées à bien. "L'ére du président Widodo était censée représenter un nouveau départ pour les droits de l'homme en Indonésie", affirme Josef Benedict, responsable de l'ONG pour l'Asie du Sud-Est et le Pacifique. L'année passée, l'Indonésie a exécuté une quinzaine de condamnés suscitant les critiques des Nations Unies et de l'UE. Environ 120 personnes sont pour le moment condamnées à mort en Indonésie, dont 35 étrangers, principalement pour des faits liés au trafic de drogues, selon le ministère de l'Intérieur indonésien. Le président indonésien a fait de la lutte contre le trafic de drogue une priorité depuis son accession au pouvoir, estimant que le pays faisait face à une urgence. (Belga)

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