L'identité de l'ado menaçant les chrétiens ne devait pas être divulguée, estime B. De Vos

10/08/16 à 13:34 - Mise à jour à 13:34

Source: Belga

(Belga) L'identité du jeune homme qui a posté sur internet une vidéo dans laquelle il se promène dans Verviers et appelle au meurtre des chrétiens n'aurait pas dû être révélée, a réagi mercredi le Délégué général aux droits de l'Enfant en Fédération Wallonie-Bruxelles. Bernard De Vos se dit ainsi "scandalisé", estimant que l'adolescent devait bénéficier de la loi sur la protection de la jeunesse. "Il est évident que même si un jeune se met en danger lui-même, ce n'est pas une raison pour s'emparer de son identité et de sa photo", ajoute-t-il.

L'identité de l'ado menaçant les chrétiens ne devait pas être divulguée, estime B. De Vos

L'identité de l'ado menaçant les chrétiens ne devait pas être divulguée, estime B. De Vos © BELGA

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken avait dévoilé lundi l'identité du jeune homme alors que la section verviétoise du parquet de Liège et les autorités communales de Verviers s'étaient jusqu'alors refusées à s'exprimer sur celle-ci. La presse avait ensuite relayé ces informations et certains médias avaient diffusé la photo de l'adolescent. Le Délégué général rejette l'argument selon lequel le jeune homme s'est lui-même mis en scène pour justifier que l'on diffuse son identité. "Cela ne doit pas empêcher les journalistes de respecter la loi sur la protection de la jeunesse. C'est pour protéger les mineurs que celle-ci prévoit de ne pas diffuser de telles informations." Le cabinet de Bernard De Vos rappelle d'ailleurs que les médias, qui sont chargés d'éduquer l'opinion publique, sont soumis à un devoir de réserve. La loi sur la protection de la jeunesse n'a jamais été aussi utile qu'actuellement avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux, y insiste-t-on en outre. Le jeune homme n'a pas le droit à être reconnu comme présumé innocent dans l'attente d'un éventuel procès et il n'a pas bénéficié du régime protectionnel auquel il doit prétendre, résume le cabinet du Délégué général aux droits de l'enfant, qui rappelle que son travail, s'il est difficile, "montre l'intelligence d'une démocratie". (Belga)

Nos partenaires