L'homme qui avait forcé l'entrée de la caserne de Flawinne interné

17/03/16 à 10:46 - Mise à jour à 10:46

Source: Belga

(Belga) Minh Le, un trentenaire namurois qui avait forcé l'entrée de la caserne militaire de Flawinne (Namur) le 26 octobre dernier, sera interné sur décision de la chambre du conseil, rapporte jeudi le journal La Meuse. Il ne sera donc pas jugé devant un tribunal correctionnel. Pour quelqu'un qui aurait été pénalement responsable de ses actes, cette infraction était passible d'une peine allant de six mois à cinq ans d'emprisonnement.

L'homme qui avait forcé l'entrée de la caserne de Flawinne interné

L'homme qui avait forcé l'entrée de la caserne de Flawinne interné © BELGA

Le ministère public avait requis l'internement de Minh Le, lequel est considéré comme irresponsable de ses actes par un expert. Me Luc Balleux, son avocat, avait insisté pour que l'on entende correctement le psychiatre de son client. "Il le connaît depuis plus de 10 ans. Il avait été entendu mais très peu de temps et c'est un psychiatre désigné par le parquet qui avait rencontré Minh Le pour établir son profil. J'ai tout de même insisté et mon client a accepté que soit levé le secret professionnel pour que son psychiatre puisse fournir un rapport plus détaillé sur son dossier. Et je dois dire que ce rapport était correct, d'une honnêteté intellectuelle indéniable", explique l'avocat dans La Meuse. Dans ce rapport, le psychiatre affirme qu'une fois que le traitement est suivi, Minh Le est une personne consciente et lucide, mais "on peut raisonnablement s'inquiéter et le risque zéro n'existe pas". Actuellement incarcéré dans l'aile psychiatrique de la prison, Minh Le sera prochainement transféré vers une institution spécialisée. "On sait quand on y entre, mais on ne sait jamais quand on en sort. J'ai bien expliqué cela à mon client, mais il l'accepte. Il est bien conscient qu'un travail doit être réalisé sur lui-même et je pense que même son psychiatre est d'accord pour dire que ce qu'il a fait était un coup de folie. Mais, de toute façon, la prison n'aurait pas été une bonne solution", ajoute son avocat dans La Meuse. Minh Le avait forcé l'entrée de la caserne et s'était enfui avant d'être interpellé environ trois heures plus tard à proximité d'une habitation. Craignant un acte terroriste, la police avait déployé quelque 160 policiers pour retrouver le suspect. (Belga)

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