L'ex-vice-président catalan Oriol Junqueras maintenu en détention

05/01/18 à 14:13 - Mise à jour à 14:14

Source: Belga

(Belga) La Cour suprême espagnole a décidé de maintenir en détention l'ex-vice-président de la Catalogne, Oriol Junqueras, ressort-il de son jugement prononcé vendredi. Jeudi, le leader du parti indépendantiste de gauche radicale ERC, incarcéré depuis deux mois, avait réclamé sa remise en liberté.

Quelques jours après la déclaration d'indépendance de la "République catalane" votée par le parlement régional, Oriol Junqueras, 48 ans, avait été inculpé pour "rébellion" et "sédition" notamment. Vendredi, le juge Llarena a refusé la remise en liberté - comme il l'avait déjà fait début décembre -, considérant à nouveau que le risque de réitération du délit reproché était trop élevé. La décision des trois juges de la Cour suprême n'est pas sans conséquences politiques: les indépendantistes jouissent de la majorité absolue en sièges au nouveau parlement, avec 70 députés sur 135, mais huit ne peuvent pas siéger pour l'instant car ils sont soit en fuite en Belgique, soit en prison pour trois d'entre eux. Au moins six des huit élus doivent donc trouver une solution pour permettre au bloc séparatiste de conserver le seuil de 68 députés qui lui garantit la majorité: soit en obtenant une sortie de prison, soit en cédant leur siège au candidat suivant sur la liste. La décision du Tribunal suprême empêchera en tout cas Oriol Junqueras d'assister à la séance inaugurale du nouveau parlement régional le 17 janvier. Ses avocats comptent désormais demander le transfert de leur client de la prison madrilène d'Estremera vers un établissement catalan afin qu'il puisse assister aux séances du parlement régional une fois que celui-ci aura été constitué, selon La Vanguardia. L'ERC, de son côté, affirme maintenir un "contact permanent" avec les anciens membres du gouvernement en fuite à Bruxelles pour parvenir à un accord d'investiture. "Nous avons toujours opté pour la voie pacifique et le dialogue (...) Les urnes ont parlé trois fois sans équivoque", a commenté via Twitter l'ex-chef du gouvernement catalan, Carles Puigdemont. Les trois anciens ministres maintenus en détention "ne sont plus des prisonniers politiques, ce sont des otages", a-t-il conclu. (Belga)

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