L'Europe mise sur le numérique pour stimuler sa stratégie en matière de développement

12/05/16 à 17:22 - Mise à jour à 17:22

Source: Belga

(Belga) Le rôle de l'économie numérique est de plus en plus important au sein de la politique européenne de développement, a indiqué jeudi le ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, à l'occasion d'une réunion avec ses vis-à-vis européens.

L'Europe mise sur le numérique pour stimuler sa stratégie en matière de développement

L'Europe mise sur le numérique pour stimuler sa stratégie en matière de développement © BELGA

Aux côtés de 14 autres États membres, la Belgique avait adressé l'an dernier une lettre à la Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, plaidant pour faire du domaine numérique un élément central dans la stratégie de développement européenne. Cette initiative porte ses fruits, estime M. De Croo. Dans le courant de cette année, les ministres dresseront leurs conclusions qui se retrouveront ensuite dans les programmes de développement. "Les choses évoluent. Des pays comme le Bangladesh et le Kenya sont aujourd'hui en tête dans le développement des paiements mobiles", commente M. De Croo. Les soins de santé dans les pays en développement peuvent également, selon M. De Croo, tirer profit des applications numériques. "Au Burkina Faso par exemple, il est particulièrement difficile d'aborder la question du planning familial avec les jeunes filles. On pourrait y remédier par le biais des médias sociaux." Cet accent mis sur le numérique doit de manière plus large contribuer à attirer le secteur privé vers la stratégie de développement européenne. Ainsi, en Belgique, le capital de la Société belge d'investissement pour les pays en développement (BIO) a été ouvert aux investisseurs privés. Ceux-ci peuvent investir dans des entreprises locales avec l'expertise de la BIO, dans des projets qui ont un effet levier sur l'économie locale. "Les investisseurs recherchent un retour financier, mais veulent aussi un retour en développement, un retour social en quelque sorte", affirme le ministre belge. Alexander De Croo réfute l'idée qu'une intervention plus importante du privé vienne remplacer les formes officielles de soutien au développement. La Belgique a consacré l'an dernier à peine 0,42% de son PIB à la coopération, mais notre pays est toujours en lice pour atteindre le fameux objectif de 0,7%. (Belga)

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