L'enquête sur la plainte de François Fillon contre Le Canard Enchaîné classée sans suite

12/12/17 à 21:31 - Mise à jour à 21:33

Source: Belga

(Belga) L'enquête préliminaire ouverte en France après une plainte de l'ancien candidat à la présidentielle François Fillon contre Le Canard Enchaîné, pour un article sur les emplois de son épouse, a été classée sans suite fin novembre, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le candidat de la droite à la présidentielle avait déposé en avril une plainte pour propagation de "fausses nouvelles" ayant eu pour effet de "détourner" des suffrages. Elle visait un article de l'hedomadaire satirique du 12 avril qui publiait, à une dizaine de jours du premier tour de l'élection, de nouvelles révélations sur le travail de Penelope Fillon. L'enquête, ouverte en mai, a finalement été classée sans suite fin novembre par le parquet de Paris. La "diffusion de fausse nouvelle n'apparaît pas constituée" aux yeux des enquêteurs, a indiqué cette source. Dans cet article, le journal affirmait avoir "la preuve" que Penelope Fillon avait été rémunérée pendant quinze mois à partir d'avril 1980 comme "collaboratrice au sein d'un ministère parisien", ce qu'avait démenti le camp du candidat. "A l'issue des investigations menées, il est apparu que Mme Fillon a exercé une activité rémunérée par la direction régionale des finances publiques de Paris entre le 1er janvier 1980 et le 31 juillet 1981", a indiqué le parquet dans son courrier aux avocats, cité par Le Canard Enchaîné. L'hedomadaire avait déclenché un scandale en révélant que l'épouse du candidat de droite avait été rémunérée pendant plusieurs années comme attachée parlementaire de son mari ou de son suppléant. François Fillon a par la suite confirmé l'existence de cet emploi pour la période s'étalant de 1986 à 2013. Mais la justice s'interroge sur la réalité de ce travail parlementaire, alors que Penelope Fillon était sans activité professionnelle connue. François Fillon a été inculpé le 14 mars, pour "détournement de fonds publics", et son épouse le 28 mars, pour "complicité et recel de détournement de fonds publics". (Belga)

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