L'enquête sur l'affaire russe se penche sur Bannon, un pas de plus vers Trump

16/01/18 à 20:42 - Mise à jour à 20:44

Source: Belga

(Belga) L'ancien haut conseiller ultra-conservateur de Donald Trump, Steve Bannon, a été cité à comparaître devant le procureur spécial qui chapeaute l'enquête russe, a-t-on appris mardi, jour où l'ex-stratège témoignait devant la commission du renseignement de la Chambre précisément sur cette question.

L'assignation à comparaître a été envoyée par le procureur indépendant Robert Mueller, qui a repris depuis plusieurs mois l'investigation sur une possible collusion entre l'équipe de campagne de M. Trump durant la présidentielle de 2016 et la Russie de Vladimir Poutine, affirme le New York Times. Ce faisant, les enquêteurs se rapprochent un peu plus du président américain lui-même, après avoir déjà procédé à plusieurs inculpations, notamment celle de son ancien directeur de campagne Paul Manafort. Steve Bannon, qui fut longtemps décrit comme l'éminence grise de la campagne puis du début de la présidence Trump, témoignait pour la première fois mardi, à huis clos devant la commission de la Chambre des représentants, sur les soupçons de liens entre l'équipe électorale et Moscou. Un témoignage potentiellement explosif, d'abord car les relations entre MM. Bannon et Trump n'ont jamais été aussi fraîches, mais aussi car l'ex-stratège a connu, au plus près, l'ascension du milliardaire new-yorkais pour avoir dirigé sa campagne dans la dernière ligne droite puis pour avoir été un conseiller de l'ombre durant les sept premiers mois de sa présidence. Dans le livre récemment paru de Michael Wolff et qui a secoué la Maison Blanche, "Le feu et la fureur: dans la Maison Blanche de Trump", Steve Bannon affirme notamment que Donald Trump Jr. a commis une "trahison" en rencontrant une avocate russe qui affirmait détenir des informations compromettantes sur Hillary Clinton avant l'élection. Nationaliste qui flirte avec l'extrême droite américaine, le sulfureux Steve Bannon, 64 ans, avait été poussé vers la sortie en août 2017 par Donald Trump, qui considère depuis que celui-ci à "perdu la raison". (Belga)

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