L'Armistice à l'heure flamingante

10/11/14 à 13:51 - Mise à jour à 13:51

Source: Le Vif/l'express

Ce 11 novembre, les flamingants indépendantistes passent à l'offensive. Cibles désignées : les monuments de la Grande Guerre, symboles d'un centenaire outrageusement belgicain à leurs yeux.

L'Armistice à l'heure flamingante

Le pélerinage de l'Yser. © Belga

Liège, Mons, Louvain, Nieuport, Ypres : le centenaire de la Grande Guerre, c'est du belge. Un vrai chemin de croix pour les flamingants. Les plus pointus d'entre eux en attrapent la nausée. Ils n'en peuvent plus de ces commémorations officielles à la seule gloire du patriotisme national, de ces grands-messes trustées par les "nationalistes belges" (sic). Sans qu'il y ait jamais un mot, un regard ou une pensée pour cet autre combat, flamand celui-là, dont la Première Guerre mondiale a été le véritable berceau.

Trop is te veel. Les flamingants passent à la contre-attaque. Premier temps fort de la riposte : ce 11 novembre, jour de l'Armistice. Tout ce que la Flandre compte de monuments aux morts ou dédiés à la Première Guerre mondiale sera à la merci de panneaux arborant le symbolique coquelicot frappé du Lion flamand et accompagné de ce slogan : "1914-1918 : van zelfbestuur naar onafhankelijkheid". En français dans le texte : "De l'autonomie à l'indépendance." Six cents panneaux ont été commandés pour la cause

La piqûre de rappel ambitionne de rafraîchir les mémoires défaillantes : c'est aussi dans la boue des tranchées de l'Yser que l'émancipation flamande s'est conquise de haute lutte. Et le combat se poursuit en vue de l'aboutissement suprême : l'indépendance de la Flandre. Grand ordonnateur de l'opération, le Vlaamse Volksbeweging (VVB) a balisé dans le détail le scénario : le placardage s'accompagnera du déploiement du Lion flamand et d'une bafouille au mégaphone. Il ne désespère pas d'obtenir de la part d'autorités communales, sinon une franche collaboration, du moins l'autorisation de se manifester. Avec ce que la Flandre recense de mandataires locaux N-VA - 50 bourgmestres, 270 échevins -, le défi ne paraît plus insurmontable.

Le dossier dans Le Vif/L'Express de cette semaine. Avec aussi : "Le mouvement flamingant oublié des Commémorations ?"

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