L'Arabie saoudite a une rare opportunité de faire la paix au Yémen

11/10/17 à 05:02 - Mise à jour à 05:04

Source: Belga

(Belga) Des dissensions dans le camp rebelle au Yémen fournissent une rare opportunité à l'Arabie saoudite pour faire la paix dans ce pays, a estimé mercredi l'International Crisis Group (ICG).

Ravagé par la pauvreté, le choléra et un début de famine, le Yémen est en proie à une guerre qui a fait plus de 8.500 morts et près de 49.000 blessés depuis que l'Arabie saoudite et ses alliés sont intervenus en mars 2015 pour soutenir le gouvernement qui avait fui la capitale Sanaa. La coalition militaire arabe sous commandement saoudien est régulièrement sous le feu des critiques pour le nombre élevé de victimes civiles et, le 29 septembre, le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a décidé d'envoyer des experts internationaux pour enquêter sur d'éventuels crimes de guerre. Dans un rapport publié mercredi, l'ICG, organisme de réflexion sur les conflits basé à Bruxelles, estime que les tensions qui ont éclaté en août entre les Houthis --issus de la minorité zaïdite et accusés de liens avec l'Iran--, et l'ex-président Ali Abdallah Saleh, leur allié dans le camp rebelle, pourraient favoriser la tenue de négociations sous l'impulsion de l'Arabie saoudite. "Avec d'autres partenaires régionaux, dont Oman, et avec les encouragements du Conseil de sécurité et de l'envoyé spécial de l'ONU, (l'Arabie saoudite) devrait parrainer une solution politique", affirme l'ICG, ajoutant: "le moment est venu, mais cette chance peut facilement disparaître". Selon le rapport, Ryad devrait agir rapidement pour profiter des divisions dans le camp rebelle et oeuvrer à un cessez-le-feu entre les parties yéménites en conflit, tout en s'assurant que les Houthis rompent avec l'Iran, grand rival régional de l'Arabie saoudite. Pendant des décennies, Ryad a soutenu M. Saleh qui s'est allié avec les Houthis il y a trois ans après les avoir combattus à six reprises alors qu'il était président. Les Houthis et les forces fidèles à M. Saleh contrôlent de vastes régions, notamment dans le nord du Yémen. De vives tensions ont éclaté entre eux au mois d'août avec des accusations réciproques de "trahison". (Belga)

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