L'année 2015 marquée par des conflits et crises à travers le monde

24/02/16 à 01:33 - Mise à jour à 01:33

Source: Belga

(Belga) De nombreux Etats violent "de manière éhontée" le droit international et les Nations Unies sont "à bout de souffle", mentionne Amnesty International dans son rapport annuel publié mercredi. Sur la scène mondiale, "le conflit en Syrie est une des grandes catastrophes de 2015, mais il ne faut pas perdre de vue les autres", commente Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone de l'organisation.

L'année 2015 marquée par des conflits et crises à travers le monde

L'année 2015 marquée par des conflits et crises à travers le monde © BELGA

M. Hensmans fait notamment référence au Soudan du Sud. "On a assisté là à toute la gamme de violation des droits humains, jusqu'aux attaques contre les défenseurs de ces droits et les organisations humanitaires." De plus, la famine s'y est installée. Pour Amnesty, les recommandations des Nations Unies ont été totalement rejetées par les groupes armés de ce pays, ce qui fait qu'on assiste aujourd'hui à "un vrai génocide". La région des Grands Lacs est également à nouveau sous tension. Les cas du Mali ou du Burkina Faso montrent bien que l'Afrique "est extrêmement en danger", avec des groupes armés qui agissent pourtant "de façon visible". La situation en Amérique latine reste tout aussi "tragique, sans être aussi visible", précise M. Hensmans. "Un décès de mort violente sur quatre dans le monde se produit dans un des quatre pays parmi le Brésil, le Mexique, le Venezuela et le Paraguay, et on en parle quasiment jamais." Aujourd'hui, l'impunité et la corruption font que le Mexique est littéralement "en guerre". En Syrie, des bombardements au baril d'explosifs et d'autres attaques ont tué des milliers de civils, souligne encore le rapport. Les défis restent donc nombreux en 2016. Pour Amnesty, les Nations Unies ont gravement souffert en 2015 de "l'hostilité et de la négligence des gouvernements récalcitrants". Afin de "s'acquitter de son rôle déterminant", l'ONU a besoin "d'un nouvel élan". Le débat ouvert l'an dernier sur le droit de veto doit se poursuivre, pour éviter les blocages systématiques, ajoute Philippe Hensmans. Amnesty appelle donc les membres du Conseil de sécurité à "faire preuve d'une réflexion courageuse pour avancer dans le sens des réformes". Le prochain secrétaire général doit être élu fin de l'année et prendra ses fonctions début 2017. (Belga)

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