L'ambiguïté de la CSC commence à fatiguer le CD&V

05/06/16 à 17:44 - Mise à jour à 17:44

Source: Belga

(Belga) Le député Eric van Rompuy s'en prend dimanche sur son blog à la CSC qui ne se montre selon lui pas reconnaissante des efforts fournis par le CD&V pour défendre les intérêts du mouvement ouvrier chrétien dans le dossier Arco.

Le député observe que lors de la dernière manifestation à Bruxelles les militants du syndicat chrétien s'en sont pris au ministre de l'Emploi Kris Peeters bien plus qu'à la N-VA et à l'Open Vld. "Cette ambiguïté de Beweging.net (l'ex-ACW, mouvement ouvrier chrétien, Ndlr) commence à sérieusement peser au CD&V", commente-t-il. "Que le CD&V fasse le maximum pour corriger la politique sociale n'est clairement pas récompensé par la CSC", observe le député. "Est-ce cela le remerciement que le CD&V reçoit pour la défense des intérêts du mouvement ouvrier chrétien dans l'affaire Arco et pour son rôle social dans le gouvernement?", s'interroge-t-il, se demandant si "tous les ponts étaient coupés entre la CSC et le CD&V". Eric van Rompuy se dit en proie à une "inquiétude grandissante", expression empruntée à l'encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII. Le député dit avoir cette inquiétude face à l'évolution de la situation politique et sociale dans le pays et "l'impuissance" du monde politique et social. "Le parlement aussi se retrouve impuissant. J'en suis affecté", conclut-il. Le député CD&V se montre par ailleurs sévère pour le Premier ministre Charles Michel qui n'a selon lui pas la carrure de Wilfried Martens, Jean-Luc Dehaene ou Guy Verhofstadt. Il doit arrêter d'énoncer des généralités du style "responsabilité, sérénité, concertation, engagement à 1000%" (en français dans le texte, Ndlr). Ce faisant, "il ne convainc personne alors même que le gouvernement peut présenter un bilan positif en matière d'emploi et de pouvoir d'achat". M. Van Rompuy a évoqué le "combat des titans" jeudi dernier à la Chambre entre Elio Di Rupo et son successeur. Le premier n'était "pas crédible" alors que Charles Michel "peine à trouver le ton juste pour convaincre", estime-t-il. (Belga)

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