L'accord avec Ankara fonctionne, mais les réadmissions restent rares

08/11/16 à 17:51 - Mise à jour à 17:54

Source: Belga

(Belga) Depuis avril 2016, seulement quelque 700 migrants illégaux arrivés en Grèce ont été renvoyés en Turquie mais la coopération avec les autorités turques "fonctionne", a déclaré mardi à Varsovie le directeur de l'agence européenne Frontex, Fabrice Leggeri.

L'accord conclu le 20 mars 2016 par l'UE avec Ankara prévoit le renvoi en Turquie de tous les migrants arrivant en Grèce. En contrepartie, l'UE doit verser une importante aide financière et s'est engagée, pour chaque Syrien renvoyé, à en "réinstaller" un autre depuis la Turquie dans un pays membre. "Nous avons constaté une diminution drastique du nombre d'arrivées. Au mois de février 2016 nous avions jusqu'à 2.500 personnes par jour, qui arrivaient irrégulièrement sur les îles grecques. Aujourd'hui nous avons moins de cent personnes par jour", a indiqué M. Leggeri à l'AFP en marge d'une importante rencontre de trois jours des garde-côtes européens et d'autres institutions et organismes impliqués dans la protection des frontières maritimes. Frontex, dont le siège est à Varsovie, "a participé à plus de 700 réadmissions de personnes depuis le mois d'avril 2016", a-t-il poursuivi. Selon les chiffres publiés par la Commission européenne, 721 personnes avaient été renvoyées en Turquie en vertu de cet accord au 4 novembre, sur environ 20.000 arrivées depuis son entrée en vigueur. Mardi, il y avait encore sur les îles grecques proches de la Turquie, selon les autorités grecques, 16.256 migrants et réfugiés, arrivés depuis le 20 mars dans leur grande majorité. Selon le ministère grec de la protection du Citoyen, 260 personnes sont de surcroît reparties volontairement dans leur pays d'origine depuis l'entrée en vigueur de l'accord. "Le nombre peut paraître assez modeste, mais il est lié à la longueur des procédures d'asile en Grèce. Cela montre qu'en Grèce et du côté de l'UE il y a le souci d'accorder le droit d'accès à l'asile et de garantir les droits fondamentaux des migrants", a ajouté M. Leggeri. (Belga)

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