Kris Peeters: la coalition 'suédoise' est viable

05/09/14 à 16:35 - Mise à jour à 19:05

Les négociateurs de la coalition suédoise ont repris vendredi leurs discussions après la longue nuit de travail qui a décidé du choix du commissaire européen. "La coalition est viable", a répondu en néerlandais le co-formateur Kris Peeters (CD&V) aux journalistes.

Kris Peeters: la coalition 'suédoise' est viable

/ © Belga

"Je suis convaincu que c'est une coalition nécessaire pour la Belgique", a-t-il ajouté en français. Et le président du CD&V, Wouter Beke, de préciser: "si cette coalition n'était pas viable, je ne serais pas ici". Quant à Bart De Wever, s'il ne s'est pas montré à l'entrée de la réunion, il a toutefois répété, en des termes à peine voilés, à la télévision locale anversoise ATV qu'il ne briguait pas le poste de premier ministre.

Les représentants de la N-VA, du MR, du CD&V et de l'Open Vld vont faire le point sur le budget et organiser l'agenda des prochains jours maintenant que les groupes de travail ont achevé de préparer la deuxième lecture de la note de formation.

"Le budget est la première priorité. Quand on aura les contours budgétaires, on pourra procéder aux premiers arbitrages", a souligné le vice-premier ministre MR, Didier Reynders.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les négociateurs ont convenu que le premier ministre serait issu de la famille libérale. Le poste doit donc revenir à une personnalité du MR ou de l'Open Vld. La très populaire Maggie De Block ne se voit pourtant pas exercer cette fonction. "Non, non, non", a-t-elle répondu de loin aux journalistes. "Ce n'est pas à l'ordre du jour", a-t-elle précisé.

Aux yeux du CD&V, la N-VA, en tant que premier parti de la coalition, aurait elle aussi pu fournir le premier ministre du futur gouvernement. Et la proposition a été faite à Bart De Wever.

"C'est normal que le premier parti donne le premier ministre", a souligné M. Peeters.

Le formateur a déjà fait un commentaire similaire, jeudi, lors de la conférence de presse que le CD&V a organisée après la désignation de Marianne Thyssen. Il avait expliqué que tantôt sérieusement, tantôt en plaisantant il avait proposé le poste à M. De Wever.

Sur les ondes d'ATV, la télévision locale d'Anvers, le président des nationalistes et bourgmestre de la métropole a répondu à ces sollicitations, en y ajoutant une précision de son cru laissant entendre que le 16 rue de la loi n'est pas nécessairement réservé aux libéraux.

"Je suis toujours charmé lorsque des gens souhaitent soutenir ma carrière politique mais nous avions conclu d'autres accords. Naturellement, ceux-ci ont changé et la question du premier ministre est à nouveau sur la table. Mais le nouvel accord, c'est que, si le CD&V veut fournir le nouveau commissaire européen, la famille libérale prendrait éventuellement le 16", a-t-il déclaré.

Et d'ajouter: "Moi-même, je n'ai jamais eu cette ambition. J'ai l'ambition d'élaborer un accord de gouvernement cohérent. Si cela réussit et que c'est bon au niveau du contenu, je serai un homme heureux, mais je serai toujours un bourgmestre d'Anvers très heureux".

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