Kris Peeters appelle les partis flamands à l'unité derrière la note Octopus

28/03/11 à 10:19 - Mise à jour à 10:19

Source: Le Vif

Le ministre président flamand Kris Peeters a appelé dimanche tous les partis du nord du pays à retrouver une ligne commune - celle de l'accord de gouvernement flamand, connue comme la note "Octopus" - dans les négociations communautaires et à cesser de lancer des propositions s'écartant de ce fil conducteur.

Kris Peeters appelle les partis flamands à l'unité derrière la note Octopus

© Belga

"Les partis flamands doivent à nouveau revenir sur une seule ligne" a-t-il dit lors de l'émission De Zevende Dag sur la VRT-télévision à l'issue d'une semaine marquée par des tensions entre son parti, le CD&V, et son allié, la N-VA nationaliste.

Le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme et les sept membres CD&V du gouvernement fédéral ont demandé jeudi à la N-VA de cesser de critiquer le gouvernement en affaires courantes et de prendre ses responsabilités pour permettre la formation d'une nouvelle équipe gouvernementale. Les nationalistes flamands ont réagi en affirmant regretter cette "attaque brutale" à son encontre et en reprochant aux sociaux-chrétiens de déforcer la position flamande.

M. Peeters a suggéré dimanche comme position unique celle contenue dans la note Octopus datant de 2008 et rassemblant les exigences flamandes en matière communautaire.

Selon lui, les dirigeants politiques flamands doivent cesser de lancer des idées "alternatives" ou d'autres propositions que celles reprises dans la note Octopus, au risque de créer des divisions et de compliquer encore davantage la tâche du négociateur royal - et président du CD&V - Wouter Beke. M. Peeters a fait référence à la note rédigée par l'ancien conciliateur royal Johan Vande Lanotte (sp.a), qui suggérait la création d'une "Union belge" composée de quatre entités.

"C'est peut-être académiquement intéressant, mais cela ne nous fait guère avancer, bien au contraire", a souligné le ministre-président flamand lors d'un débat sur les limites de l'action d'un gouvernement fédéral en affaires courantes.

Au nom de la N-VA, le député Siegfried Bracke a réaffirmé que le gouvernement Leterme voulait "trop" élargir le concept d'affaires courantes. "Les affaires courantes, cela signifie garder le magasin ouvert. Mais Leterme veut en faire un supermarché", a-t-il lancé, en faisant allusion au budget pluriannuel que le gouvernement doit présenter d'ici la fin avril à l'Union européenne.

Le CD&V et l'Open Vld, deux partis de la coalition sortante, ont répondu que la N-VA pouvait participer à ces discussions en s'engageant dans la formation du nouveau gouvernement fédéral.

"La N-VA ne peut pas faire du 'cherry picking' (ne choisir que ce qui l'intéresse). Si elle veut participer aux décisions, elle doit venir à la table des négociations et entrer dans un gouvernement", a affirmé le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere (CD&V).

Selon le député Patrick Dewael (Open Vld), la N-VA peut parfaitement être associée aux décisions en contribuant à la formation rapide d'un gouvernement et en menant, parallèlement aux négociations communautaires, des discussions sur les dossiers socio-économiques.

Le Vif.be, avec Belga

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