Kazakhgate : un 1er passeport accordé à Chodiev sur base d'un faux rapport de la police de Waterloo

26/11/16 à 16:46 - Mise à jour à 16:45

Source: Belga

Les trois hommes connus sous le sobriquet de "trio kazakh", dont le controversé Patokh Chodiev, ont bénéficié depuis au moins vingt ans du soutien actif d'hommes politiques francophones majoritairement libéraux pour obtenir des passeports belges, affirme samedi le quotidien Le Soir.

Kazakhgate : un 1er passeport accordé à Chodiev sur base d'un faux rapport de la police de Waterloo

Loin devant, Patokh Chodiev caracole à la 949ème place. La fortune de ce Belgo-Kazakh est estimée à 2 milliards de dollars. Amateur de chasse, de bons vins et de belles voitures, ce fils de fonctionnaires a bâti un véritable empire grâce au commerce de minerai de fer, pétrole, aluminium, mais aussi d'appareils électroniques. Mêlé aux dossiers Kubla et De Decker, l'homme est aujourd'hui très controversé. En 1998, il créait ainsi sa propre banque offshore, aux îles Cook, soupçonnée d'être utilisée à des fins de blanchiment d'argent. L'homme s'est toujours montré très mystérieux, y compris sur ses problèmes avec la justice, comme lors de l'affaire Tractebel. Wikileaks avait révélé une vidéo datant de 2005 qui montrait un Patokh Chodiev très proche du boss de la mafia ouzbèke. Il avait acquis la nationalité belge en 1997. © -

Selon le commissaire divisionnaire de la police de Waterloo, le rapport de police qui aurait permis à Chodiev d'obtenir son premier passeport belge est un faux.

Dans son article intitulé "La Belgique, usine à passeports pour le trio kazakh", Le Soir de samedi révèle que, bien avant sa naturalisation belge, l'oligarque Patokh Chodiev avait obtenu un premier passeport grâce à un rapport de police dont la rédaction est attribuée au commissaire divisionnaire Michel Vandewalle, chef de corps de la zone de police de Waterloo, la commune dans laquelle est domicilié Chodiev. Le patron de la police waterlootoise confirme l'existence d'un tel rapport, mais il précise que celui-ci constitue un faux en écriture. "Je n'ai jamais rencontré ce monsieur Chodiev et je n'ai jamais établi un quelconque rapport à son propos", affirme Michel Vandewalle, précisant que le secret professionnel lui interdit davantage de commentaires.

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