Kazakhgate - De nouvelles révélations qui posent à nouveau la question d'un juge d'instruction

05/01/17 à 17:17 - Mise à jour à 17:19

Source: Belga

(Belga) Les révélations de la RTBF sur le transport d'argent en liquide dans le cadre du "Kazakhgate" posent une nouvelle fois la question de la désignation d'un juge d'instruction dans le volet belge de cette affaire qui implique l'ancien président du Sénat, Armand De Decker. Le président de la commission d'enquête parlementaire, Dirk Van der Maelen (sp.a), rappelle que l'ouverture d'une instruction permettrait à une enquête d'être menée en toute indépendance.

Kazakhgate - De nouvelles révélations qui posent à nouveau la question d'un juge d'instruction

Kazakhgate - De nouvelles révélations qui posent à nouveau la question d'un juge d'instruction © BELGA

La chaîne publique fait état d'un procès-verbal d'un agent de sécurité qui, en 2011, a permis à Catherine Degoul, l'avocate française de Patokh Chodiev, de faire circuler 5 millions d'euros en liquide entre la Suisse et la France. L'homme dit s'être rendu à deux reprises à Bruxelles dans des cabinets d'avocats pour rencontrer Mme Degoul. Or, c'est en 2011 que l'homme d'affaires belgo-kazakh a signé la transaction pénale qui éteint les poursuites intentées contre lui en Belgique. "Le témoignage de ce coursier est un point d'accroche intéressant pour l'enquête belge car le chemin de l'argent passe probablement par notre pays", a déclaré M. Van der Maelen, cité dans un communiqué. "Si nous suivons la trace de l'argent en Belgique, nous nous approcherons de la vérité dans notre enquête". En France, l'enquête est dirigée par deux juges d'instruction alors qu'en Belgique, elle est toujours entre les mains du parquet. "Je juge cela incompréhensible", a souligné le député. Le dossier belge repose en effet sur la conclusion d'une transaction pénale à laquelle le parquet général de Bruxelles est associé dans des circonstances qui demeurent controversées. Le ministre de la Justice de l'époque et une circulaire du procureur général recommandaient expressément de ne pas conclure de transaction à ce moment, dans l'attente d'une loi réparatrice. "Si nous désignons un juge d'instruction, celui-ci ne se trouvera plus dans cette position difficile où un magistrat du parquet doit enquêter sur les actes de ses supérieurs", a fait remarquer M. Van der Maelen. (Belga)

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