"Jobs, jobs, jobs" : 70 travailleurs fustigent le gouvernement dans une carte blanche

07/10/16 à 12:06 - Mise à jour à 12:14

Source: De Morgen

Une opinion à l'initiative des trois syndicats flamands, publiée sur le Morgen, revient sur la promesse phare du gouvernement Michel : " jobs, jobs, jobs ". Vraiment ?

"Jobs, jobs, jobs" : 70 travailleurs fustigent le gouvernement dans une carte blanche

© Belga

"Cher Charles & co., nous en avons assez du mépris de ce gouvernement". Voilà l'intitulé d'une carte blanche à l'initiative des trois syndicats du Nord du pays, cosignée par 70 salariés venant d'entreprises et d'institutions variées. A travers cette opinion, publiée sur le site du Morgen, ils tiennent à rappeler la promesse "jobs, jobs, jobs" formulée par le gouvernement Michel.

A la moitié du mandat du gouvernement, les signataires trouvent le bilan terriblement décevant. "Mesdames et Messieurs du gouvernement, dès le départ, le camp que vous alliez choisir était évident : du côté de ceux qui ont beaucoup. Vous avez ainsi décidé de faire payer la facture de votre politique d'économie aux travailleurs, aux jeunes, aux chômeurs, aux pensionnés, aux femmes et aux malades". Ils pointent également du doigt la pension relevée à 67 ans "que personne ne vous avait demandée", et critiquent les restrictions dans la possibilité de prendre un crédit-temps de fin de carrière ou une retraite anticipée.

Ils visent aussi la réduction du pouvoir d'achat, la taxe sur l'électricité ou encore le saut d'index. Ils critiquent également le durcissement de l'accès aux indemnités d'intégration pour les jeunes, et la réduction des indemnités de maladie. Ils accusent le gouvernement de ne pas avoir suffisamment engagé le dialogue social, comme ils l'avaient promis. " Les employeurs obtiennent ce qu'ils veulent, même s'ils ne demandent rien. Les travailleurs et ceux qui doivent vivre d'allocations ne sont pas entendus et en ont assez du mépris de ce gouvernement ".

Ils demandent au gouvernement de ne pas compter sur eux pour trouver les 4,2 milliards manquants dans le budget - "nous n'avons plus les moyens" - et prônent un changement rapide de la politique fédérale.

La lettre est à lire en entier (en néerlandais) sur De Morgen.

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