JO de Rio +100 - Rachid Madrane et Philippe Muyters satisfaits du bilan et de la collaboration entamé

28/11/16 à 13:33 - Mise à jour à 13:36

Source: Belga

(Belga) L'arrivée au poste de ministre des sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles de Rachid Madrane (PS), le 16 avril, moins de 4 mois avant les Jeux olympiques de Rio, en remplacement de René Collin (CdH), avait suscité quelques réactions de la part du monde sportif et des observateurs. Avec en poste depuis plusieurs années le NV-1 Philippe Muyters à la Communauté flamande, certains craignaient une collaboration difficile. Cent jours après des JO couronnés de six médailles, les deux ministres se montrent évidemment satisfait du bilan, mais aussi de leur collaboration.

JO de Rio +100 - Rachid Madrane et Philippe Muyters satisfaits du bilan et de la collaboration entamé

JO de Rio +100 - Rachid Madrane et Philippe Muyters satisfaits du bilan et de la collaboration entamé © BELGA

"Je sais que certains avaient une crainte, ils disaient: 'On a un ministre N-VA qui va être face à un ministre PS. Est-ce qu'ils vont pouvoir travailler ensemble?' Le constat est qu'on s'entend très bien et qu'on travaille très bien ensemble. Chacun à ses spécificités propres, ses dynamiques propres. Les contacts entre les équipes, les structures et les cabinets sont assez positifs. J'en veux pour preuve que nous avons organisé ensemble une fête, le 3 octobre, en l'honneur de nos athlètes, valides et non-valides. Ce qui à ma connaissance n'était jamais arrivé", explique Rachid Madrane. "Chaque cabinet a bien sûr sa dynamique propre, mais nous avons une bonne collaboration", dit-on, comme en écho, au cabinet Muyters. "Et ce tant avec les partenaires francophones qu'avec le Comité Olympique et Interfédéral Belge (COIB). Nous tirons ensemble une même corde et ne travaillons pas chacun de notre côté. Notre lutte acharnée contre le dopage est un bel exemple de la manière dont nous collaborons". Rachid Madrane apprécie aussi son travail avec COIB. "On a la chance d'avoir ces gens. Je reconnais le professionnalisme et le haut niveau de compétence qui existe au COIB, et je me réjouis d'entendre de leur bouche que les entités fédérées ont vraiment bien travaillé et ont fait les efforts nécessaires. Ils sont désormais beaucoup plus rassurés et contents que j'occupe la fonction". Il est vrai que le ministre a déjà annoncé que son budget pour le sport de haut niveau sera maintenu dans le futur plan-programme 2017-2020 qui devrait être annoncé au cours du premier trimestre de l'an prochain. Si le bilan de 6 médailles ramenées du Brésil a réjoui tout le monde, la répartition des médailles selon les communautés aurait pu faire craindre une réaction plus mitigée chez les Francophones (une médaille en or avec Nafi Thiam, une médaille d'argent collective avec l'équipe de hockey, et un seul autre Top 8 avec la 4e place du 4x400 m, contre quatre médailles, plus celle collective du hockey, et 12 autres Top 8 côté néerlandophone). Rachid Madrane coupe court à toute polémique. "Je n'ai pas envie de rentrer dans les comptes d'apothicaires communautaires. Je suis content, satisfait des résultats. Il y aurait pu y avoir plus de médailles, cela aurait été mieux. Le résultat est que notre pays a engrangé six médailles. A Londres, c'était les Francophones qui avaient plus de médailles (2 contre 1), mais peu importe c'étaient des médailles belges". Le ministre se réjouit aussi de la proportion des athlètes francophones présents à Rio "38 étaient francophones et 21 sous contrat de la Fédération Wallonie-Bruxelles". "C'est vrai que pour l'instant la Flandre est en avance par rapport à la Wallonie et à Bruxelles. Ce n'est pas à nous de juger leurs prestations, mais il est évident que le nouveau plan-programme francophone aura aussi un effet positif au-delà de la frontière linguistique", précise-t-on au cabinet Muyters. "Nous nous attendons d'ailleurs à ce que cet écart soit réduit dès la prochaine olympiade". "On n'a pas suffisamment de médailles par rapport aux Néerlandophones", reconnaît Rachid Madrane. "Mais la progression des athlètes francophones est réelle. Les Flamands le reconnaissent. On a une génération de jeunes qui portent nos espoirs. Il faut reconnaître que les Néerlandophones ont mis en ?uvre une dynamique du sport de haut niveau bien avant nous. C'est le décret 2006, mis en ?uvre par Claude Eerdekens (PS) qui a été le déclencheur d'une vraie politique en Communauté française. Il permettait un meilleur financement des fédérations pour développer le sport de haut niveau. Il faut un minimum de dix ans pour en avoir les premiers fruits. Je suis un ministre des sports optimiste et ambitieux, je pense qu'à l'avenir on aura de plus en plus d'athlètes qui vont faire des résultats". (Belga)

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