Jeunes Belges en Syrie : De Crem se montre peu enclin à légiférer davantage

15/04/13 à 10:50 - Mise à jour à 10:50

Source: Le Vif

Le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Pieter De Crem, s'est montré lundi peu enclin à légiférer pour empêcher de jeunes Belges de partir se battre en Syrie aux côtés de l'opposition au régime du président Bachar al-Assad, tout en se disant "inquiet" face à l'ampleur du phénomène.

Jeunes Belges en Syrie : De Crem se montre peu enclin à légiférer davantage

© Image Globe

"Dans notre panier de législation, il y a assez de moyens pour prendre des mesures de précaution", a-t-il affirmé lors de l'émission Matin Première de la RTBF, dont il était l'invité.

M. De Crem a souligné qu'il n'était "pas tellement partisan" d'un changement de la législation en la matière, alors que sa collègue de l'Intérieur, Joëlle Milquet (cdH), a proposé samedi de discuter d'un arrêté royal empêchant les départs de ces jeunes - près d'une centaine selon la presse - vers la Syrie.

Quant au chef de file des libéraux francophones au gouvernement fédéral, Didier Reynders, il s'est dit favorable à des sanctions pénales dissuadant le départ. "Bien entendu, on peut décourager le départ, on peut prendre des contacts avec d'autres pays, comme la Turquie", a admis M. De Crem.

Tout en notant que l'entourage familial et l'école jouent un rôle, il a souligné que les autorités sont également tenues de démotiver les gens à partir. "Ce n'est pas seulement la ministre de l'Intérieur qui sera dans une position de limiter les effets d'un intégrisme croissant", a-t-il fait valoir.

Mais M. De Crem refuse la mise en cause des seules autorités ou de la société. "Je pense que (partir combattre à l'étranger) c'est toujours un choix individuel", a-t-il déclaré.

Le ministre de la Défense a enfin souligné que la justice devrait examiner si ces jeunes n'ont pas, durant leur séjour en Syrie, commis des "actes répréhensibles" au regard du droit international.

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