Jean-Marie Le Pen a lu Houellebecq: il ne veut pas d'un "président Mustapha" en 2017

14/12/15 à 15:39 - Mise à jour à 15:39

Source: Belga

(Belga) L'ancien chef et leader historique de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, a dit lundi ne pas vouloir d'un "président Mustapha" en France, à l'issue de la présidentielle de 2017, dans une nouvelle déclaration provocatrice.

Jean-Marie Le Pen a lu Houellebecq: il ne veut pas d'un "président Mustapha" en 2017

Jean-Marie Le Pen a lu Houellebecq: il ne veut pas d'un "président Mustapha" en 2017 © BELGA

"Il y a eu une union sacrée de l'extrême gauche à la droite pour barrer la route au FN" (Front National), a estimé M. Le Pen, qui s'exprimait au lendemain du second tour des élections régionales en France, marquées par l'échec du FN à remporter la moindre région. Fondateur du FN, aujourd'hui dirigé par sa fille Marine, M. Le Pen avait été exclu en août de ce parti pour ses déclarations outrancières. Voulant "attirer l'attention sur certains votes sensibles, comme dans les Bouches-du-Rhône", dans le sud-est de la France, M. Le Pen, qui s'exprimait sur la télévision BFMTV, a affirmé que les électeurs des cités populaires et à forte population immigrée qui n'avaient pas voté au premier tour des régionales ont été "massivement" mobilisés au second. "Je ne voudrais pas qu'en 2017, nous nous trouvions dans l'hypothèse de Houellebecq, c'est-à-dire l'ouverture sur un gouvernement du président Mustapha", a-t-il poursuivi. Dans un roman polémique publié en début d'année, intitulé "Soumission", l'écrivain à succès Michel Houellebecq avait imaginé une victoire d'un parti islamiste et l'élection d'une président musulman en France. Jean-Marie Le Pen a par ailleurs jugé que la stratégie du FN pour les régionales n'était "pas parfaite". "Je crois qu'on peut faire mieux", a-t-il estimé sur la radio France Inter, qualifiant cependant le score du Front national - le meilleur de son histoire - de "très grand succès". "Je pense que Marine Le Pen et la direction du Front national vont étudier la situation créée par cette situation et en tirer, je pense, une stratégie plus efficace", a-t-il déclaré, tout appelant à "refaire l'unité du Front national" et à sa propre réintégration au sein du parti. (Belga)

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