Jean-Marie Dedecker: "Je tends la main à Bart De Wever"

16/08/13 à 10:21 - Mise à jour à 10:21

Source: Le Vif

Son parti agonise; son président-fondateur joue son va-tout. Dans une interview exclusive au Vif/L'Express, Jean-Marie Dedecker, enfant terrible de la politique flamande, fait les yeux doux à la Wonder Team du leader de la N-VA, Bart De Wever.

Jean-Marie Dedecker: "Je tends la main à Bart De Wever"

© BELGA

La Lijst Dedecker, du nom de son mentor Jean-Marie Dedecker, a été fondée en janvier 2007. Elle récolte un triomphe inespéré dès les élections fédérales de juin 2007: 6,4% des voix en Flandre, cinq députés et un sénateur. Après un premier ressac lors du scrutin régional et européen de 2009, elle subit un recul sévère aux élections fédérales de juin 2010: 3,7% des voix en Flandre et un seul siège à la Chambre, occupé par Jean-Marie Dedecker. La LLD est la victime collatérale de l'irrésistible ascension de la N-VA de Bart De Wever. Aujourd'hui, Jean-Marie Dedecker reconnaît d'ailleurs avoir "beaucoup d'affinités avec les gens de la N-VA" et propose: "Puisque nous avons les mêmes électeurs, mieux vaudrait se renforcer mutuellement".

Voici un florilège des déclarations de Jean-Marie Dedecker dans l'interview qu'il accorde au Vif/L'Express de cette semaine alors que jusqu'ici, Bart De Wever est resté de marbre devant la parade amoureuse de ce bluffeur né.

Levif.be: Vous faites un appel du pied à la N-VA...
Jean-Marie Dedecker: Aux élections de 2014, ce sera la N-VA seule contre tous. Le parti de Bart De Wever devra atteindre les 30% de voix pour être incontournable. Les 6 à 7% de voix que je peux obtenir en Flandre-Occidentale me permettront de décrocher un seul siège à la Chambre. Mais si j'apporte ces voix à un grand parti comme la N-VA, je pourrais lui apporter deux, voire trois sièges et lui permettre ainsi de faire la différence. Car le système électoral avantage les grands partis.

Message reçu cinq sur cinq par Bart De Wever ?
On verra. Je lui tends la main. Je dis: travaillons ensemble. Ensemble, N-VA et LDD peuvent faire de grandes choses. Mais il faut être deux pour danser le tango.

Et Bart De Wever repousse vos avances ? Je suis le plus petit, cela ne dépend pas de moi. Je ne suis pas un mendiant, non plus ! Lors d'une émission télévisée, Bart De Wever a déclaré avoir une dette envers moi. En 2006, la N-VA était venue me chercher avant de me jeter sous la pression du CD&V. Puis aux communales d'octobre 2012, la N-VA m'a approché à Middelkerke: nouvel échec.

P.Hx Lire l'intégralité de l'interview de Jean-Marie Dedecker dans Le Vif/L'Express de cette semaine.

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