"Je ne fais chanter personne", affirme De Wever

08/01/18 à 12:43 - Mise à jour à 12:43

Source: Belga

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a assuré lundi qu'il ne "faisait chanter personne" et qu'il ne faisait qu'exprimer l'opinion de son parti, comme en réponse aux propos du Premier ministre Charles Michel, tout en réaffirmant son soutien au secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken.

"Je ne fais chanter personne", affirme De Wever

Bart de Wever et Charles Michel © Belga

"Je ne fais chanter personne. Je déplore que l'on dise cela. Je donne l'opinion de mon parti", a-t-il affirmé à son arrivée au siège bruxellois de la N-VA pour la réunion hebdomadaire du bureau du parti nationaliste flamand.

"Il n'y aura dans cette affaire (celle des migrants soudanais renvoyés dans leur pays) pas de démission de Theo Francken", a ajouté M. De Wever.

M. Francken s'est pour sa part déclaré satisfait du soutien apporté par son président de parti.

M. De Wever avait lancé un avertissement dimanche à ses partenaires de la majorité fédérale, agitée par la question du sort réservé à des migrants soudanais après leur rapatriement: si son secrétaire d'Etat Theo Francken doit démissionner, le parti nationaliste quittera également le gouvernement.

Ce qui a entraîné lundi une réplique "ferme" du Premier ministre Charles Michel, qui a rejeté tout chantage ou toute provocation venant de l'opposition ou de la majorité.

"Le chantage ne m'impressionne pas, les menaces non plus, ni les provocations", a affirmé le chef du gouvernement fédéral au micro de la radio privée Bel-RTL, dont il était l'invité matinal.

En réponse, M. De Wever a démenti exercer tout chantage. "Je ne fais chanter personne. Je donne l'opinion de mon parti", a-t-il lancé.

Il a aussi confirmé son soutien sans faille à son secrétaire d'Etat.

Interrogé sur l'hypothèse selon laquelle les résultats de l'enquête demandé par le gouvernement au Commissariat général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) confirmeraient que les Soudanais renvoyés ont été victimes de torture, M. De Wever a botté en touche.

"Nous allons attendre (les résultats de) cette enquête et peser les responsabilités. Mais dans cette affaire, il n'y aura pas de démission de Theo Francken", a dit le président du parti nationaliste flamand.

"Je ne laisserai pas tomber Francken, ni aujourd'hui, ni demain, ni après-demain. Quelqu'un qui fait son travail, il ne faut pas lui tirer dans le dos", a-t-il assuré.

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