Javaux appelle à la prudence

07/01/11 à 09:56 - Mise à jour à 09:56

Source: Le Vif

Le co-président d'Ecolo Jean-Michel Javaux a appelé le ministre-président Charles Picqué à la prudence, vendredi sur les ondes de La Première (RTBF), après que ce dernier eut évoqué une inversion de méthode dans les négociations institutionnelles.

Javaux appelle à la prudence

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"Je viens d'entendre Charles Picqué, il faut quand même être très très prudent. Quand on entend la N-VA dire 'on va prendre tout ce que l'on peut prendre dans les Régions', et laisser à l'Etat fédéral ce qu'il reste, changer complètement de méthode... On sait qu'ils veulent démembrer totalement la sécurité sociale, la solidarité, transférer l'entièreté de l'impôt vers les Régions", met-il en garde.

Quelques minutes auparavant, M. Picqué n'avait pas exclu de changer de méthode dans le débat institutionnel en demandant "à la N-VA et au CD&V ce qu'ils veulent vraiment et voir alors les modalités", ce qui rejoindrait davantage la méthode proposée par le MR vers lequel Elio Di Rupo a fait une ouverture jeudi.

Au cabinet Picqué, on précisait en milieu de matinée que M. Picqué signifiait ainsi qu'un changement de méthode n'était "pas dénué d'écueils" et ne constituait pas "une solution miracle", ni d'ailleurs un "fait acquis".

Ecolo est associé depuis plusieurs mois aux négociations institutionnelles, au contraire du MR.

Le co-président d'Ecolo rappelle l'énorme travail réalisé par les experts et le conciliateur royal Johan Vande Lanotte. Il se dit très étonné de l'attitude du CD&V et en appelle à un "sursaut de responsabilité", notamment parce que les problèmes socio-économiques et environnementaux sont énormes. "Le problème, c'est que les autres partis néerlandophones jusqu'ici ont dit qu'ils voulaient la N-VA dans le gouvernement. Mais il n'existe pas un front flamand contre un front francophone", relève-t-il.

"On a vu plusieurs partis néerlandophones et plusieurs acteurs du CD&V convenir qu'il y avait sur la table la plus grande réforme de l'Etat qui ait jamais eu lieu en Belgique, ce n'est pas à écarter d'un revers de la main", estime M. Javaux.

A ses yeux, "ce qu'il faudrait faire si vraiment la situation est bloquée, c'est éventuellement, à un moment donné, poser la question au citoyen: voulez-vous, oui ou non, rester dans le cadre de la Belgique, modernisée, voulez-vous, oui ou non, ne plus garder aucun lien de solidarité", fait-il remarquer.

Le vIf.be, avec Belga

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