Jan Jambon veut revoir l'AR sur la facturation des pompiers bruxellois en périphérie

20/11/14 à 20:42 - Mise à jour à 20:42

Source: Belga

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a évoqué jeudi la nécessité de revoir l'arrêté royal en vertu duquel les prestations des pompiers bruxellois en dehors des dix-neuf communes seront dorénavant facturées.

Jan Jambon veut revoir l'AR sur la facturation des pompiers bruxellois en périphérie

© Belga

"Nous devons revoir l'arrêté royal. Il ne peut être possible que, faute de convention, l'appel à un corps de pompiers soit automatiquement facturé. Nous devons donc revoir l'arrêté royal et examiner si un raisonnement plus logique ne peut être trouvé", a-t-il dit, interrogé à la Chambre par le député-bourgmestre de Tervueren Jan Spooren (N-VA).

En vertu de la législation, en l'absence de convention entre zones, en l'espèce ici, celle de la périphérie et celle de Bruxelles (SIAMU), il est prévu que les services extra-muros fournis par un corps de pompiers puissent être facturés. Mercredi, la ministre bruxelloise Cécile Jodogne a confirmé qu'il en sera désormais ainsi pour les interventions du SIAMU en dehors des 19 communes étant donné le manque à gagner auxquels font face les pompiers bruxellois.

Jeudi à la Chambre, Jan Spooren (N-VA) s'est scandalisé de la décision de la ministre FDF qui obligera les communes flamandes de la périphérie à payer un service, selon lui mal rendu.

L'appel aux pompiers bruxellois en périphérie se fait selon l'AR qui prévoit de recourir à un service "rapide et adéquat". Or, selon le député-bourgmestre de Tervuren, l'intervention des pompiers bruxellois en périphérie est "superfétatoire" dans 95% des cas, le corps de pompiers local arrivant plus rapidement sur place. Dans la zone d'Overijse, a-t-il ajouté, les pompiers locaux et les pompiers bruxellois interviennent concomitamment dans 25% des cas, ce qui constitue un "gaspillage" de moyens.

Jan Spooren a également indiqué qu'il était parfois dangereux de recourir aux pompiers bruxellois en Flandre, ceux-ci ne parlant, selon lui, "pas assez bien le néerlandais".

Nos partenaires