Israël: Netanyahu affirme que son gouvernement soutient les colonies comme aucun autre

31/10/16 à 21:26 - Mise à jour à 21:29

Source: Belga

(Belga) Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré lundi que son gouvernement soutenait les colonies comme aucun autre, pour tenter d'apaiser les colons qui risquent de le confronter sous peu à de sérieuses difficultés.

Dans ce souci de calmer les esprits, M. Netanyahu a annoncé devant le Parlement que son gouvernement avait demandé à la Cour suprême de repousser la date butoir fixée au 25 décembre par la justice pour détruire une colonie sauvage de Cisjordanie occupée. La Cour a précisé de son côté que le gouvernement avait demandé un report de sept mois. La colonie d'Amona, où vivent entre 200 et 300 Israéliens, au nord-est de Ramallah en Cisjordanie occupée, est devenue un casse-tête pour M. Netanyahu. Amona est une colonie sauvage, c'est-à-dire illégale non seulement aux yeux de la communauté internationale, mais des lois qu'Israël applique sur la majeure partie de la Cisjordanie. La Cour suprême a décidé qu'Amona, construite dans les années 1990, l'avait été sur des terres privées palestiniennes et devait être détruite avant le 25 décembre. M. Netanyahu est pris entre d'une part les pressions des habitants qui refusent l'éviction et de l'important lobby des colons, y compris au sein de son gouvernement, et d'autre part celles de la communauté internationale, à commencer par le grand allié américain. Un report de la démolition représenterait une solution "responsable", a dit M. Netanyahu devant les députés. "Je suis sûr qu'au bout du compte, les colons se comporteront également de manière responsable", a-t-il ajouté, "ils savent qu'aucun gouvernement ne soutient, ni ne soutiendra davantage les colonies que celui-ci". L'affaire est aussi suivie attentivement par la communauté internationale. Celle-ci considère l'installation de près de 600.000 colons israéliens dans les Territoires palestiniens et la poursuite de la colonisation comme un obstacle majeur au règlement d'un conflit vieux de près de 70 ans. La classe politique israélienne s'interroge sur le risque que le président américain Barack Obama ne prenne une initiative de dernière heure avant la fin de son mandat ou qu'il ne mette pas le veto américain à une résolution de l'ONU dénonçant la colonisation. (Belga)

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