Irlande: le Premier ministre admet l'échec de la coalition sortante

27/02/16 à 23:56 - Mise à jour à 23:56

Source: Belga

(Belga) Le Premier ministre irlandais Enda Kenny a reconnu samedi soir l'échec de la coalition gouvernementale sortante, à l'issue des élections législatives organisées la veille.

Irlande: le Premier ministre admet l'échec de la coalition sortante

Irlande: le Premier ministre admet l'échec de la coalition sortante © BELGA

"Clairement le Fine Gael (le parti de centre droit de M. Kenny, ndlr) et le Labour ne devraient pas être reconduits et visiblement il va falloir attendre jusqu'à ce que le dépouillement soit terminé à travers le pays pour voir les options qui se présentent", a déclaré M. Kenny sur la télévision publique RTE. Quelques minutes plus tôt son ministre de la Santé Leo Varadkar avait aussi concédé la défaite, sur la RTE. "La population a clairement décidé de ne pas réélire ce gouvernement et a infligé un sérieux revers à mon parti et au parti travailliste", a dit M. Varadkar, qui est pressenti comme l'un des successeurs possibles d'Enda Kenny à la tête du Fine Gael. "Je ne crois pas que l'obligation de former un gouvernement nous revienne automatiquement", a-t-il ajouté, laissant entendre que les partis d'opposition peuvent aussi négocier entre eux pour voir s'ils peuvent former un gouvernement viable. A 21H30 GMT (22H30 en Belgique), aucune estimation officielle des résultats n'avait été publiée et seule une faible proportion des 158 députés du nouveau Parlement irlandais étaient connus, au lendemain d'un scrutin où 3,2 millions d'Irlandais étaient appelés à s'exprimer. Mais selon les sondages sortie des urnes, le gouvernement sortant, composé du Fine Gael et du Parti travailliste, s'achemine vers une gifle électorale et pourra difficilement se maintenir dans la configuration actuelle. A eux deux, ils ne rassembleraient qu'entre 55 à 68 sièges, loin des 80 nécessaires pour obtenir une majorité absolue. Les sondages menés avant le scrutin indiquaient des intentions de vote en berne pour la coalition au pouvoir, mais n'avaient néanmoins pas prévu une gifle électorale. La politique d'austérité menée par le gouvernement à la suite de la tutelle internationale sur le pays entre 2010 et 2013 avaient cristallisé le mécontentement de la population, malgré une popularité certaine du chef de gouvernement. (Belga)

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