Irak: les renforts militaires américains peut-être pas les derniers

19/04/16 à 02:23 - Mise à jour à 02:23

Source: Belga

(Belga) Les renforts militaires américains en Irak annoncés lundi par le chef du Pentagone à Bagdad ne seront pas forcément les derniers, a déclaré le général américain Sean MacFarland, chef militaire de la coalition contre le groupe Etat islamique.

Irak: les renforts militaires américains peut-être pas les derniers

Irak: les renforts militaires américains peut-être pas les derniers © BELGA

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a annoncé lundi le déploiement de 200 soldats américain supplémentaires en Irak, et le feu vert pour l'utilisation contre les djihadistes d'hélicoptères d'attaque américains Apache. Et le général MacFarland n'a ensuite pas exclu que d'autres moyens américains puissent être nécessaires à l'avenir, lorsque les forces irakiennes auront terminé la phase d'encerclement de la ville. "En ce moment, notre intention est de permettre" aux différentes forces irakiennes "d'achever l'isolation" de la ville, de la "couper" du reste des territoires détenus par l'EI, a expliqué le général MacFarland aux journalistes accompagnant à Bagdad M. Carter. Si une fois cette "première étape" accomplie, "les conditions sont suffisamment favorables pour que nous entrions et libérions la ville avec les forces dont nous disposons, tant mieux", a-t-il poursuivi. Mais "si elles se révèlent insuffisantes, alors il y aura une nouvelle évaluation, une nouvelle conversation" sur les moyens à mettre en oeuvre, a-t-il dit. Mossoul, la deuxième ville de l'Irak, est aux mains des djihadistes depuis juin 2014. Avec la ville de Raqa en Syrie, elle est considérée comme la coalition comme le centre de la "tumeur" de l'EI. Sa reprise aux djihadistes est considérée, comme celle de Raqa, comme l'objectif prioritaire désormais de la coalition. Parmi les moyens supplémentaires annoncé lundi à Bagdad par M. Carter figure une aide de 415 millions de dollars pour les Peshmergas, les combattants kurdes de la région autonome du Kurdistan irakien, qui servira notamment à assurer leur alimentation. "En ce moment même les Peshmergas n'ont pas assez de calories", a indiqué le général Mac Farland. Or, "nous sommes très intéressés à ce qu'ils aient assez de nourriture pour continuer le combat", a-t-il dit. Le budget des Kurdes irakiens, comme le budget fédéral irakien, pâtit sévèrement des conséquences de la baisse des prix du pétrole. (Belga)

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