Irak: des déplacés ayant fui l'EI invités à "retourner" chez eux

22/07/16 à 22:20 - Mise à jour à 22:20

Source: Belga

(Belga) Les autorités de la province chiite irakienne de Kerbala se sont prononcées pour un "retour" chez eux de tous les déplacés venus de régions qui ont été reprises au groupe djihadiste Etat islamique (EI), ont-elles annoncé vendredi.

Irak: des déplacés ayant fui l'EI invités à "retourner" chez eux

Irak: des déplacés ayant fui l'EI invités à "retourner" chez eux © BELGA

Des millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer pour fuir les violences et la guerre depuis l'offensive fulgurante de l'EI qui s'est emparé en 2014 de vastes pans du territoire irakien, essentiellement dans les régions sunnites. "Le conseil provincial de Kerbala a voté à l'unanimité une décision pour le retour (chez eux) de tous les déplacés venus à Kerbala", a indiqué le chef de cet organe Nassayef al-Khattabi dans un communiqué. Cette décision s'applique à ceux "dont les zones ont été libérées" de l'EI, a-t-il indiqué, précisant qu'elle a été prise pour "préserver la situation sécuritaire en Irak en général et dans la province de Kerbala en particulier". Pour Mahfoudh al-Tamimi, haut responsable du conseil provincial, la décision vise à "garantir le retour officiel et légal des déplacés sans les exposer au danger" et sera appliquée à "titre volontaire". Le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) a mis en garde contre un retour prématuré ou forcé des déplacés irakiens. "Il est important de s'assurer que les conditions sont en place pour que le retour se fasse de façon sûr et durable", a indiqué le HCR au début de ce mois. Beaucoup de déplacés n'osent pas rentrer chez eux car même si les forces gouvernementales ont chassé les djihadistes de plusieurs zones, celles-ci sont largement détruites et infestées d'engins explosifs. La province chiite de Kerbala est limitrophe de celle d'Al-Anbar, une vaste province sunnite où les forces progouvernementales ont repris ces derniers mois à l'EI notamment les deux grandes villes de Ramadi et Fallouja après plusieurs semaines de violents combats. (Belga)

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