Intempéries en Belgique: "Le changement climatique n'est pas en cause"

08/06/16 à 14:41 - Mise à jour à 14:46

Source: Belga

"Les quantités de précipitations tombées ces derniers jours sont exceptionnelles mais le changement climatique n'est pas en cause", explique Luc Debontridder, climatologue à l'IRM.

Intempéries en Belgique: "Le changement climatique n'est pas en cause"

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Les quantités exceptionnelles de précipitations et les violents orages qui les ont accompagnées ces derniers jours sont dues, selon Luc Debontridder, à la "situation synoptique" à savoir la position des masses d'air au-dessus de notre pays. "Depuis le 27 mai, la Belgique se trouve coincée entre deux zones de haute pression, l'une située au nord et l'autre au sud", poursuit le climatologue. "La situation se produit rarement et provoque une sorte de climat marécageux: humide, peu de différences de pression et donc peu de vent. Les perturbations s'attardent donc longtemps." Avec de fortes averses et d'importantes quantités d'eau pour conséquence. "Depuis le 27 mai, des inondations se sont produites tous les jours en Belgique, seule la Côte a été en grande partie épargnée", ajoute le climatologue.

Les quantités exactes de précipitations diffèrent d'un endroit à l'autre mais plusieurs villes et communes pourront être prises en compte dans le cadre d'une intervention du fonds des calamités. "Les standards pour une reconnaissance sont établis à 30l/m2 en une heure ou 60l/m2 en 24 heures", explique Luc Debontridder.

Ces valeurs ont été dépassées dans plusieurs régions, selon le climatologue. "Il est ainsi tombé 93 litres en 24 heures à Roulers (Flandre occidentale) et à Lommel dans le Limbourg, il est même tombé plus de 100 litres."

Le violent orage qui a éclaté mardi soir n'a rien d'exceptionnel non plus selon le scientifique. "C'était un bel orage comme on en voit par une chaude journée d'été."

Le temps devrait se stabiliser à partir de mercredi. "Le vent change de direction et prend de la vitesse, permettant aux perturbations de s'évacuer", conclut Luc Debontridder.

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