Intégration : blues MR à Bruxelles

09/05/16 à 12:12 - Mise à jour à 12:10

Source: Le Vif/l'express

Françoise Schepmans est bourgmestre de Molenbeek. D'où sont issus plusieurs terroristes. Alain Courtois est Premier échevin à Bruxelles. Visée le 22 mars. Tous deux libéraux, ils partagent le même besoin d'agir après l'électrochoc des attentats.

Est-ce pour ne pas laisser au ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA), le monopole du parler vrai et de la popularité qui l'accompagne ? Françoise Schepmans, bourgmestre de Molenbeek, et Alain Courtois, Premier échevin de la Ville de Bruxelles, tous deux MR, se sont donné rendez-vous dans un café bobo flamand du bout de la rue Antoine Dansaert, à Bruxelles, en face du canal. Pour parler de radicalisme et de ce qu'il conviendrait de faire pour reconquérir une jeunesse qui largue les amarres. La question que toute la Belgique se pose après les attentats de Paris et de Bruxelles, pratiquement taboue avant ces événements. "C'était soit le déni soit l'indifférence", résume la bourgmestre de Molenbeek. Le lieu du rendez-vous n'a pas été choisi au hasard. De l'autre côté du quartier Dansaert s'étendent les rues de Molenbeek où ont grandi les terroristes aujourd'hui connus du monde entier : les Abaoud, Abdeslam, Abrini et compagnie. Pour avoir nourri les frères El Bakraoui et Bilal Hadfi dans ses "quartiers" difficiles (Laeken, Neder-over-Heembeek), Bruxelles-Ville n'est pas dispensée d'autocritique. Passer le pont pour tenter d'en jeter d'autres, est-ce tout ce qui reste aux élus de base ?
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