Inde: deux membres d'un commando tués sur la base attaquée samedi

03/01/16 à 16:20 - Mise à jour à 16:20

Source: Belga

(Belga) Deux membres d'un commando islamiste présumé ont été tués dimanche dans de nouveaux échanges de tirs sur une base aérienne du nord de l'Inde, a-t-on appris de source policière, après l'attaque spectaculaire de samedi.

Inde: deux membres d'un commando tués sur la base attaquée samedi

Inde: deux membres d'un commando tués sur la base attaquée samedi © BELGA

Au total, sept militaires et six assaillants sont morts dans cette audacieuse et rare attaque lancée samedi vers 03h30 (23H00 HB vendredi) par ce commando contre la base stratégique de Pathankot, dans l'Etat du Pendjab, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec le grand rival pakistanais. Les membres du commando sont soupçonnés d'appartenir au groupe islamiste Jaish-e-Mohammed basé au Pakistan. Il avait fallu 14 heures à l'armée indienne pour être en mesure d'annoncer samedi qu'elle avait repris le contrôle de sa base. Ce qui n'était finalement plus le cas dimanche: un responsable policier a affirmé sous couvert de l'anonymat que les militaires avaient essuyé des tirs pendant des opérations de déminage en début d'après-midi. Un journaliste de l'AFP sur place a entendu des coups de feu retentir à l'intérieur de la base. "Nous pensons qu'un ou deux terroristes sont toujours retranchés", avait déclaré le chef de la police de Pathankot, Kunwar Vijay Partap Singh, "ils tirent de façon intermittente. Nous tentons de les coincer." Un autre responsable de police, sous couvert d'anonymat, a ensuite confirmé que deux assaillants avaient été tués quatre heures après avoir été repérés dimanche. La base devait encore être fouillée pour s'assurer qu'aucun assaillant ne s'y trouvait plus. Parmi les militaires tués, figure notamment un lieutenant-colonel de la Garde de sécurité nationale (NSG), une unité d'élite, a indiqué dimanche un responsable militaire sous couvert de l'anonymat. Lancé une semaine après une visite surprise du Premier ministre Narendra Modi au Pakistan -, la première d'un chef de gouvernement indien en 11 ans -, cet assaut menace l'amorce de détente entre les deux puissances nucléaires. (Belga)

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