Incident dans un centre psychiatrique à Schaerbeek - Financement des services psychiatriques: des ASBL insistent sur la spécificité bruxelloise

27/01/16 à 17:38 - Mise à jour à 17:38

Source: Belga

(Belga) L'agression dont ont été victimes lundi six soignants et un patient au centre hospitalier Titeca à Schaerbeek fait ressortir l'importance de tenir compte de la spécificité bruxelloise dans la prise en charge des patients psychiatriques potentiellement dangereux à l'hôpital, selon divers acteurs.

Incident dans un centre psychiatrique à Schaerbeek - Financement des services psychiatriques: des ASBL insistent sur la spécificité bruxelloise

Incident dans un centre psychiatrique à Schaerbeek - Financement des services psychiatriques: des ASBL insistent sur la spécificité bruxelloise © BELGA

Plusieurs études montrent que les troubles mentaux lourds sont plus fréquents en milieu urbain, dans des circonstances de précarité sociale et dans des populations migrantes. Des observations qui se confirment à Bruxelles où les besoins de prise en charge de patients psychiatriques lourds sont particulièrement élevés. Selon des chiffres relayés par la Fédération des Hôpitaux Privés de Belgique (FHPB), pas moins de mille hospitalisations sous contrainte de patients psychiatriques potentiellement dangereux sont dénombrées dans la capitale, sur un total de 6.000 annuellement en Belgique. "Or la réforme des soins en santé mentale qui a été lancée il y a plusieurs années et dont a hérité la ministre de la Santé publique Maggie De Block ne tient, dans sa forme actuelle, peut-être pas encore assez compte de cette spécificité bruxelloise", souligne Evelyne Chambeau, conseillère à la FHPB. "Il devrait y avoir un budget différencié en fonction de la population d'une province ou d'une région et de sa situation socio-économique, car les nécessités ne sont pas les mêmes", insiste-t-elle auprès de l'agence Belga. De son côté, Christian Dejaer, Directeur de la coordination bruxelloise d'institutions sociales et de santé (CBI), partage la même opininon: "il faut les moyens de prendre en charge ces patients, ils nécessitent un encadrement plus important en personnel que des patients normaux." Dans un communiqué commun publié mercredi, la FHPB et la CBI appellent d'ailleurs à poursuivre la concertation avec les différentes autorités compétentes sur l'allocation des moyens nécessaires afin d'optimaliser la prise en charge de ces patients dans les services psychiatriques des hôpitaux. (Belga)

Nos partenaires