"Il n'y a plus de filières" de départ vers l'Irak et la Syrie

30/11/17 à 22:23 - Mise à jour à 22:25

Source: Belga

(Belga) La menace terroriste a baissé en France notamment parce qu'il "n'y a plus de filières" d'acheminement des djihadistes en Irak ou Syrie, d'où ils pourraient ensuite revenir, a estimé jeudi Loïc Garnier, le chef de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat).

La menace sécuritaire en France est aujourd'hui davantage portée par "les gens qui sont chez nous maintenant, qui sont radicalisés et qui passent à l'acte", a-t-il ajouté au cours d'un colloque sur la radicalisation dans le sport organisé à Paris. "On parle de tarissement des filières, moi j'ai tendance à vous dire, il n'y a plus de filières, tout simplement pour aller où? Pour aller en Syrie et en Irak, c'est trop tard." Par ailleurs, "nous ne constatons pas de volonté de départ de Français" de France vers la Libye, où le groupe "Etat islamique (EI) aura bien du mal à s'installer (...) pour des raisons tribales et de partage de la ressource pétrolière". M. Garnier a par ailleurs précisé que si la France a jusqu'ici officiellement recensé 286 morts français en Irak et en Syrie, "la réalité des combats nous incite à penser que nous sommes plus proches des 400 ou 450". Ceux qui reviennent aujourd'hui en France sont "surtout des femmes avec enfants" souvent jeunes qui pendant "trois, quatre, cinq ans ont vécu dans un univers de violence". Ces enfants "ne sont pas formatés comme nous" et seront "bien difficiles à récupérer". (Belga)

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