Gérald Papy
Gérald Papy
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express
Opinion

25/09/15 à 10:11 - Mise à jour à 10:06

Il n'y a pas de fatalité aux inégalités

Que les ultrariches continuent à s'enrichir au moment où les pauvres s'appauvrissent sous les conséquences d'une crise dont la responsabilité ne peut leur être imputée apparaît légitimement insupportable à la majorité.

La progression la plus forte des élections législatives de dimanche dernier en Grèce a été observée dans le parti des abstentionnistes. Deux électeurs sur cinq ne se sont pas rendus aux urnes dans un pays où le vote est censé être obligatoire. La lassitude exprimée s'explique par la multiplication des scrutins mais aussi par le sentiment diffus que la marge de manoeuvre du futur Premier ministre, quel qu'il soit, est désormais limitée par les exigences de ce "machin" que serait devenue l'Union européenne. La conversion du leader de la gauche radicale Alexis Tsipras à la social-démocratie après le "non" référendaire au plan d'austérité européen le 5 juillet, en serait la plus spectaculaire illustration, même si cela ne l'a pas empêché d...

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