Ibrahim El Bakraoui n'était pas connu des autorités néerlandaises

24/03/16 à 19:37 - Mise à jour à 21:06

Source: Belga

Ibrahim El Bakraoui n'était pas connu des autorités néerlandaises, ressort-il d'une lettre transmise jeudi soir à la Deuxième Chambre du parlement des Pays-Bas par le ministre de la Justice Ard van der Steur.

Ibrahim El Bakraoui n'était pas connu des autorités néerlandaises

Ibrahim El Bakraoui © AFP

Dans ce document, La Haye confirme que l'homme, qui a commis un attentat-suicide à l'aéroport de Zaventem le 22 mars 2016, a bien été expulsé par la Turquie vers les Pays-Bas le 14 juillet 2015.

Le ministère turc des Affaires étrangères a communiqué cette expulsion à l'ambassade des Pays-Bas dans une note envoyée le même jour.

Cette dernière ne contenait cependant aucune information sur les raisons de l'expulsion vers Amsterdam d'Ibrahim El Bakraoui.

Les autorités néerlandaises n'étaient pas au courant des antécédents criminels d'El Bakraoui, car ceux-ci n'avaient pas été introduits dans les bases de données pertinentes sur les personnes recherchées. L'homme n'a donc pas été interpellé lors de son arrivée à Amsterdam.

"Informé après que l'avion transportant El Bakraoui a atterri à Schipol"

La Belgique a été informée par la Turquie à la fin du mois de juin 2015 qu'Ibrahim El Bakraoui avait été interpellé, mais n'a appris son expulsion vers les Pays-Bas qu'après que le vol le transportant a atterri à Schipol, a déclaré le ministre belge de la Justice, Koen Geens à l'issue de la réunion extraordinaire des ministres européens de l'Intérieur et de la Justice à Bruxelles.

M. Geens sera entendu vendredi en commission mixte de la Chambre à ce sujet.

La Turquie a mis Ibrahim El Bakraoui dans un avion à destination de Schipol le 14 juillet 2015, "sans avertir au préalable que cette expulsion aurait lieu et vers où elle serait effectuée", a indiqué M. Geens.

Ibrahim El Bakraoui, en possession d'un passeport belge, n'était pas accompagné de policiers à son arrivée à Amsterdam. Il a donc passé les contrôles comme "un Belge normal", car les autorités n'étaient pas au courant de son expulsion.

"Ce sont les infos dont nous disposons pour le moment, mais elles doivent encore être vérifiées. Nous aurons un débat au parlement dès demain", a conclu M. Geens.

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