Huit pays de la Ligue arabe sur 24 présents à Londres, Vanackere satisfait

30/03/11 à 10:55 - Mise à jour à 10:55

Source: Le Vif

Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, s'est montré satisfait, mardi à l'issue de la conférence de Londres sur la Libye, de la participation internationale plus large qu'à celle de Paris il y a dix jours, ainsi que de la fermeté maintenue à l'égard du colonel Mouammar Kadhafi.

Huit pays de la Ligue arabe sur 24 présents à Londres, Vanackere satisfait

© BELGA - FILIP CLAUS

La conférence de Londres a réuni les ministres des Affaires étrangères ou ambassadeurs de 37 pays ainsi que les représentants de plusieurs organisations régionales (ONU, OTAN, UE, Organisation de la Conférence islamique et Ligue arabe, mais pas l'Union africaine).

Elle ne devait pas aboutir à des conclusions formelles, même si elle a entériné le lancement officiel d'un "Groupe de contact" politique sur la Libye, dont la prochaine réunion aura lieu - probablement en avril - au Qatar, l'un des deux pays arabes - avec les Emirats arabes unis (EAU) - participant à la coalition internationale.

M. Vanackere a souligné le caractère plus inclusif de la réunion de Londres par rapport à celle de Paris, pour confirmer le soutien "unanime" des participants à la résolution onusienne 1973. Il a cité les pays arabes, mais aussi l'Allemagne ou la Turquie, deux pays de l'OTAN qui avaient exprimé de fortes réserves sur l'intervention en Libye.

Huit pays de la Ligue arabe sur 24 (Qatar, Emirats arabes unis, Jordanie, Irak, Koweït, Liban, Maroc et Tunisie) ont assisté à la réunion londonienne, même si la Ligue elle-même n'était représentée que par un ambassadeur.

Absence de l'Union africaine

Le chef de la diplomatie belge s'est toutefois dit déçu de l'absence de l'Union africaine (UA), alors que la venue du président de la Commission de l'UA, Jean Ping, était annoncée. Mais "n'oublions pas que l'Afrique du sud, le Nigeria et le Gabon ont approuvé la résolution" de l'ONU, a-t-il rappelé.

Le soutien arabe et africain aux opérations en Libye est particulièrement apprécié par la Belgique qui y voit un outil pour renforcer davantage la légitimité des opérations militaires.

L'unanimité des participants sur la "perte de toute légitimité" du colonel Kadhafi, une nouvelle fois appelé à quitter le pouvoir, constitue une autre motif de satisfaction belge, ainsi que l'absence de mesures de transition laissant une place au dirigeant libyen, par exemple au travers d'un dialogue national.

Une autre hypothèse "douce", à savoir un exil du colonel Kadhafi déjà évoqué par l'Italie, est rejetée par les pays qui veulent le juger devant la Cour pénale internationale (CPI), au rang desquels figure la Belgique.

La Belgique participe à la coalition internationale en Libye, essentiellement à travers l'engagement actif de ses chasseurs-bombardiers F-16.

Levif.be avec Belga

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