Hoyos et Deleuze : "La société est épuisée"

16/04/12 à 07:00 - Mise à jour à 07:00

Source: Le Vif

Emilie Hoyos et Olivier Deleuze, fraîchement élus à la co-présidence d'Ecolo, livrent lundi, dans Le Soir et L'Avenir, leurs trois combats écologiques prioritaires : mobiliser l'argent public, imposer des droits de douane et agir localement.

Hoyos et Deleuze : "La société est épuisée"

© Image Globe

Selon eux, le modèle économique actuel éreinte les gens et vide les ressources. "Nous sommes frappés, que ce soit en observant la vie politique ici ou chez nos voisins, en Europe, à quel point on est dans une société de l'épuisement", relève Emilie Hoyos dans Le Soir. "L'épuisement semble être le carburant de ses sociétés".

Pour les co-présidents d'Ecolo, le système n'est aujourd'hui plus tenable. "La société fonctionne depuis des décennies sur l'épuisement et nous sommes arrivés à un stade où les gens et les ressources ont été tellement épuisés, tordus, qu'on ne pourra plus rien en sortir", poursuit Emilie Hoyos.

Trois combats prioritaires

Pour remédier à cette situation, les co-présidents lancent plusieurs pistes. La première consiste à orienter ou réorienter les investissements publics vers "ce qui est porteur de sens, c'est à dire l'économie réelle, l'économie verte, l'innovation, les PME".

Leur deuxième idée est de "relocaliser l'économie et mettre fin au dumping social et environnemental" en instaurant des droits de douane, sociaux et environnementaux, aux frontières de l'Europe.

Enfin, le troisième point du plan d'Ecolo vise les communes : "Les communes, c'est la moitié des investissements publics en Wallonie. Il faut absolument en faire un maillon de cohésion et de lien social. Les communes ont elles aussi un rôle à jouer contre cette société de l'épuisement", assure M. Deleuze dans L'Avenir.

Le Vif.be, avec Belga

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