Hooligans à la Bourse: Yvan Mayeur regrette ses propos sur la Flandre

11/04/16 à 19:16 - Mise à jour à 20:34

Source: Belga

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Yvan Mayeur a regretté lundi les propos qu'il a eu au sujet de la Flandre dans son ensemble, à l'occasion de la manifestation de hooligans, à la Bourse de Bruxelles, lieu d'hommage à l'égard des victimes des attentats, le dimanche 27 mars dernier.

Hooligans à la Bourse: Yvan Mayeur regrette ses propos sur la Flandre

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Dans le contexte de la tension perceptible auprès d'une partie des policiers à son égard, il a par ailleurs rendu hommage au travail de ceux-ci soumis à rude épreuve depuis ces attentats et indiqué que le dialogue "franc mais constructif" avec leurs représentants, initié lundi, serait poursuivi.

M. Mayeur, a été soumis à un feu nourri de questions de conseillers communaux de l'opposition, mais aussi de la majorité, sur la gestion des manifestations, dans le contexte des attentats du 22 mars dernier à Bruxelles.

Les néerlandophones de l'opposition (Bianca Debaets - CD&V; Johan Van den Driessche - N-VA; Bart Dhondt - Groen) ont notamment déploré avec une intensité variable une déclaration visant la Flandre toute entière, dans la foulée de considérations tenues au sujet de l'attitude de la commune de Vilvorde et de la police fédérale, dont la responsabilité est, selon M. Mayeur, engagée, dans la présence de hooligans, le 27 mars, sur le lieu d'hommage aux victimes des attentats.

Le plus en verve fut l'élu N-VA qui a demandé la démission du bourgmestre, lui qui "n'a rien trouvé de mieux à faire que d'offenser gravement le plus grand parti de Flandre et du pays, mais aussi la Flandre dans son ensemble et ce, non seulement dans la presse mais également à l'étranger".

Pour M. Van den Driessche, Yvan Mayeur ne dispose pas de la capacité de discernement nécessaire ni de la faculté de conserver son calme, deux aptitudes pourtant importantes dans cette fonction.

Plusieurs élus francophones de l'opposition (C. Lemaître-Ecolo; Fabian Maingain-DéFI; et Hamza Fasssi Fihri- cdH) mais aussi de la majorité, (Jacques Oberwoits-MR) ont souhaité que le bourgmestre s'excuse pour les mots regrettables qu'il a eux à l'égard de la Flandre.

"J'ai effectivement dit que c'était la Flandre avec ses hooligans qui étaient venus salir Bruxelles. C'est, j'en conviens, une formulation malheureuse qui peut blesser et je le regrette sincèrement. Mon objectif n'était pas de stigmatiser une population dans son ensemble, mais de mettre le doigt sur la scandaleuse passivité des autorités de la commune de Vilvorde et du ministre de l'Intérieur qui ont laissé des centaines d'individus réputés violents gagner le centre-ville à partir de la gare de Vilvorde", a déclaré M. Mayeur.

"Je regrette encore aujourd'hui amèrement l'attitude au mieux désinvolte de ceux-ci. Les actes inqualifiables d'une poignée de ces individus, relayés par les médias en Belgique et à l'étranger, ont donné une image désastreuse de Bruxelles. Elle n'en avait pas besoin. En dénonçant cela, je ne confonds évidemment pas 6 millions de flamands démocrates et 450 hooligans dont certains d'extrême-droite", a-t-il ajouté.

Revenant sur la chronologie des préparatifs de la marche contre la peur et de son interdiction, Yvan Mayeur a indiqué, détails à l'appui, qu'il avait appris, le samedi, dans le cadre des échanges avec les autorités fédérale et régionale compétentes, qu'une annonce d'une contre-manifestation à Bruxelles de mouvements racistes et fascistes proches des milieux de supporters de football était évoquée.

Le bourgmestre a par ailleurs souligné que "depuis des mois, les policiers sont sur le terrain, soumis à une pression inédite et ils font un travail remarquable". Il a ainsi rappelé que les premiers à la station de métro Maelbeek étaient des policiers de Bruxelles. "Donc oui, je veux leur apporter mon soutien, je veux leur dire, au nom des Bruxellois que nous comptons sur eux et leur sommes reconnaissants", a-t-il insisté, précisant qu'il avait pris l'initiative de rencontrer les syndicats lundi matin pour les entendre suite aux événements survenus les week-ends précédents.

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