Hong Kong vote pour remplacer les députés disqualifiés dans l'affaire des serments

11/03/18 à 06:43 - Mise à jour à 06:50

Source: Belga

(Belga) Les Hongkongais ont commencé dimanche à voter pour des législatives partielles organisées du fait de la disqualification de députés qui avaient prononcé des discours protestataires en prêtant serment au début de leurs mandats en 2016.

La Chine a considérablement durci le ton contre toute forme de contestation de sa souveraineté sur l'ancienne colonie britannique, certaines candidatures de modérés prônant juste "l'autodétermination" ayant été interdites. En 2016, Pékin avait obtenu la disqualification de six députés qui avaient ouvertement écorché leur prestation de serment. Certains étaient des vétérans du combat pour la démocratie à Hong Kong, d'autres des membres d'une nouvelle mouvance radicale demandant l'indépendance. Quatre des six sièges vacants sont remis en jeu dimanche dans un scrutin qui divise les Hongkongais. L'ambiance était tendue à proximité d'un bureau de vote où un petit groupe de personnes est venu chahuter Joshua Wong, Nathan Law et Agnès Chow, trois figures de la "Révolte des parapluies" de 2014, selon un journaliste de l'AFP sur place. L'exécutif hongkongais a interdit en janvier à Mme Chow, 21 ans, de se présenter parce qu'elle soutient l'auto-détermination de Hong Kong. "Voter est encore plus nécessaire quand il y a des restrictions à la liberté de parole", a déclaré aux journalistes Joshua Wong, un des chefs de file du mouvement Demosisto. Avec la "Révolte des parapluies", Hong Kong avait en 2014 connu sa plus grave crise politique depuis son retour en 1997 dans le giron de la Chine après 155 ans de présence britannique. Venu célébrer le 20e anniversaire de la rétrocession, le président chinois Xi Jinping avait lancé en juillet 2017 une sévère mise en garde à la mouvance pro-démocratie. D'après les termes de l'accord sino-britannique sur la rétrocession, Hong Kong jouit de libertés inconnues ailleurs en Chine continentale, en vertu du principe "Un pays, deux systèmes", en théorie jusqu'en 2047. Beaucoup ont cependant le sentiment que ces libertés s'érodent. (Belga)

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