Homans juge à côté de la plaque un avis critique sur les exigences linguistiques

09/09/16 à 17:09 - Mise à jour à 17:09

Source: Belga

La ministre flamande du Logement Liesbeth Homans juge à côté de la plaque un avis critique du conseil régional du logement sur les exigences linguistiques qu'elle entend apporter à la réglementation locale relative à l'obtention d'un logement social en Flandre.

Homans juge à côté de la plaque un avis critique sur les exigences linguistiques

Liesbeth Homans © BELGA

Cette nouvelle réglementation permettra notamment d'infliger des amendes en cas de connaissances insuffisantes du néerlandais. Le conseil flamand du logement s'y est déclaré défavorable dans un avis. "Cet avis paraît complètement à côté de la plaque. La Flandre met à disposition un logement social et demande à cet effet au locataire de bien vouloir s'engager à balbutier quelques mots en néerlandais et ce serait exagéré?", s'interroge la ministre N-VA.

"Nous avons effectivement fait le choix de nous concentrer sur l'obtention de résultats. Jusqu'ici seule la volonté de s'engager à apprendre le néerlandais (constituait une condition) mais l'expérience nous a appris que cela n'était pas toujours suffisant", a souligné la ministre nationaliste.

"L'obtention de résultats n'a que des avantages", assure Liesbeth Homans. "Le locataire pourra plus facilement se débrouiller dans son environnement, converser avec ses voisins, éviter d'éventuelles nuisances inhérentes à la vie quotidienne... Ce n'est pas un luxe démesuré dans une société de plus en plus diversifiée", a-t-elle justifié.

La ministre N-VA rejette également les critiques de l'organe d'avis relatives au volet sanctionnel du dispositif. "Celui qui ne fournit effectivement aucun effort et qui dès lors n'engendre aucun résultat recevra une amende administrative. Il incombe de sévir avec ceux qui se montrent les plus têtus. Il y a en outre suffisamment de candidats sur la liste d'attente, le refus d'apprendre le néerlandais ne peut donc avoir d'autre issue que la voie de la sanction", conclut-elle.

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