Grève : la N-VA ravive le débat sur le service minimum

09/10/15 à 14:08 - Mise à jour à 17:39

Source: Belga

Sans attendre le résultat de la concertation sociale ou l'éventuelle initiative de la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR), la N-VA passe la vitesse supérieure en déposant à la Chambre sa propre proposition de loi relative au service minimum, rapporte vendredi le quotidien De Standaard.

Grève : la N-VA ravive le débat sur le service minimum

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Selon le texte, en cas de grève, 60% des trains devraient rouler pendant l'heure de pointe. En dehors de ces horaires et le week-end, l'obligation passerait à 40%.

Le gouvernement Michel a laissé à la SNCB et aux syndicats le soin de trouver une solution instaurant une forme de service minimum d'ici la fin de l'année. Mais la N-VA ne veut plus attendre. Elle annonce sa proposition de loi le jour où la CGSP-Cheminots est à la tête d'un mouvement de grève vendredi.

Dans une réaction à l'agence BELGA, la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant rappelle que l'initiative de l'instauration d'un service minimum revient à la SNCB, chargée de plancher sur un texte, avec les partenaires sociaux, d'ici la fin de l'année. La ministre MR n'entend pas réagir au dépôt d'une proposition de loi par son partenaire N-VA. "Nous exécutons l'accord de gouvernement", s'est-elle contentée de dire.

Si "aucun accord ne peut être conclu (entre partenaires sociaux) dans un délai raisonnable, le gouvernement viendra lui-même avec une initiative législative", a-t-elle rappelé. La proposition de loi des nationalistes flamands va plus loin que ce qu'a proposé un groupe technique au sein de la SNCB. Celui-ci planche sur un scénario minimum prévoyant 11% de trains sur le réseau et un scénario maximum allant jusqu'à 37% de trains. Sur les bancs de l'opposition, le cdH constate que "la N-VA piétine ainsi l'accord du gouvernement".

A quelques jours de la rentrée parlementaire, "la solidarité gouvernementale n'a de cesse de dérailler, sans que le Premier Ministre réussisse à asseoir son autorité, et encore moins celle de son parti", soulignent les centristes, qui regrettent cette nouvelle "guérilla gouvernementale".

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