Grève du rail : Marc Descheemaecker (N-VA) pointe du doigt les responsables syndicaux francophones

13/12/15 à 16:00 - Mise à jour à 16:00

Source: Belga

(Belga) L'ancien patron de la SNCB Marc Descheemaeker, passé en 2014 dans les rangs de la N-VA, a pointé la responsabilité des syndicalistes francophones dans les tensions qui agitent les chemins de fer. Selon lui, ils sont noyautés par le PTB.

Grève du rail : Marc Descheemaecker (N-VA) pointe du doigt les responsables syndicaux francophones

Grève du rail : Marc Descheemaecker (N-VA) pointe du doigt les responsables syndicaux francophones © BELGA

"Pour la première fois, il y a un ministre de tutelle qui veut mettre un terme aux abus du passé. C'est un moment historique", a déclaré M. Descheemaeker sur la VRT. D'après lui, les syndicalistes flamands sont prêts à participer à une réforme structurelle du rail belge. "La possibilité existe, principalement du côté néerlandophone, que les présidents des syndicats se joignent à cette prise de conscience. Les syndicats doivent peut-être penser à s'adapter à la réalité géographique de ce pays", a-t-il affirmé. "J'ai vraiment des craintes pour l'avenir de tout le groupe de chemin de fer si ces syndicats ne sont pas en mesure de faire ce bond de trente ans", a-t-il ajouté. A l'entendre, une partie des syndicats est prise en otage par le PTB: "J'estime que chez les syndicats francophones, il y en a un sur deux qui est lié au PTB". Administrateur-délégué de la SNCB de 1987 à 2002 et ancien secrétaire d'Etat, Etienne Schouppe (CD&V) invite lui aussi le rail belge à se réformer. "Ce que la direction de la SNCB propose aujourd'hui, c'est de mettre un terme aux exagérations du passé et qui sont la conséquence de la structure malheureuse dans laquelle l'entreprise a dû travailler pendant des années", a-t-il expliqué. Ces changements sont vitaux, à ses yeux: "le chemin de fer subsistera mais si la SNCB ne change pas, elle n'y sera plus dans dix ans". (Belga)

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