Grève dans les prisons: "Nous n'avons pas signé de gaieté de coeur mais le combat était terminé"

02/06/16 à 12:10 - Mise à jour à 12:08

Source: Belga

Le président du SLFP, François Fernandez-Corrales, affirme ne pas avoir "signé de gaieté de coeur l'accord" conclu entre le ministre de la Justice Koen Geens, son syndicat et les trois syndicats néerlandophones. "Mais à un moment donné, il faut garder la raison. Le combat était terminé", a-t-il expliqué jeudi à l'agence Belga.

Grève dans les prisons: "Nous n'avons pas signé de gaieté de coeur mais le combat était terminé"

La prison de Mons (archives) © BELGA

Selon François Fernandez, il est impossible d'obtenir plus du gouvernement. Comme l'a indiqué Koen Geens, "le processus de négociation est terminé. Tout ce qu'il va faire maintenant, c'est expliquer." Dans cette situation, le SLFP n'avait pas d'autre choix que de signer.

"Il n'existe plus de marge de manoeuvre. Il ne faut pas faire croire aux agents qu'ils pourront avoir plus alors que ce n'est pas le cas", insiste François Fernandez, qui pointe du doigt les deux syndicats encore en grève, la CGSP et la CSC. "Laisser les agents dehors est malsain. Ils ne sont pas payés et d'un point de vue humanitaire, cela ne va pas."

Le président du SLFP est conscient que la décision de son syndicat occasionnera une perte de certains de ses membres. "Il est un peu prématuré pour parler de chiffres mais nous sommes conscients qu'il y aura un impact et c'est bien dommage."

François Fernandez n'est pas "enthousiaste" à propos de l'accord. "Nous aurions voulu plus. Le personnel va augmenter dans les prisons du nord du pays alors qu'elles n'ont rien demandé, c'est frustrant."

Le syndicat libéral plaide pour un calcul des besoins établissement par établissement, "ce qui nous a été refusé par le cabinet et les syndicats". Selon M. Fernandez, avec ce calcul, l'accord aurait pu aller plus loin "mais il existe des cadres, notamment linguistiques, qui empêchaient cette procédure".

"Nous n'avons pas signé de gaieté de coeur mais à un moment donné, il faut prendre ses responsabilités", conclut le président du SLFP.

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