Grève dans les prisons - Les agents pénitentiaires de Lantin veulent faire des contre-propositions

28/05/16 à 18:49 - Mise à jour à 18:49

Source: Belga

(Belga) Après trente jours de grève, les agents de terrain de la prison de Lantin s'impatientent et dénoncent une rupture de dialogue entre eux et leurs représentants syndicaux.

Les agents de terrain ont l'impression de ne plus être entendus par leurs représentants syndicaux qui semblent refuser toute proposition en bloc. "Nous craignons que les syndicats agissent maintenant de façon passive et attentiste de solution, sans apporter de proposition à Bruxelles. Idéalement, toutes les organisations syndicales auraient dû se réunir pour dégager des contre-propositions pour ensuite négocier d'une seule et même voix", explique Bernard Phillippart, délégué SLFP de la prison de Lantin. "J'ai fini par lancer un appel aux collègues qui avaient des idées constructives pour qu'ils les communiquent aux délégués locaux lors du vote de lundi. J'ai reçu un très bon retour, au point qu'un groupe 'secret' s'est formé, composé d'agents de terrain et de délégués syndicaux de toutes les couleurs. J'espère ainsi qu'ils pourront remonter nos idées vers les négociateurs visiblement en panne s'inspiration", ajoute-t-il. Parmi leurs onze propositions, une concerne le recrutement de 505 personnes statutaires, comprenant 411 agents de surveillance pénitentiaire, 9 psychologues et 13 assistants sociaux. Sur base de ces propositions, Bernard Philippart espère que les négociations avec le ministre pourront être ouvertes. Marc Dizier, directeur de la prison d'Andenne, sent également que le mouvement s'est enlisé. "Le ministre a fait toutes les propositions qu'il pouvait, mais chaque fois que les permanents reviennent vers nous, c'est avec un non ferme. Il y a maintenant, à Lantin et Andenne, une rupture entre la base des agents et leurs représentations syndicales au niveau fédéral. Ce que les hommes de terrain veulent surtout c'est un arrêt du processus de rationalisation du personnel. D'après ce qu'on nous rapporte, Bruxelles aborde beaucoup de sujets, réclame beaucoup de choses, mais pas ce problème-là. Toute proposition, d'où qu'elle vienne, est bonne à discuter." (Belga)

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