Grève dans les prisons - Accord de 4 syndicats: "Les besoins des prisons du sud et de Bruxelles sont niés"

30/05/16 à 19:50 - Mise à jour à 19:50

Source: Belga

(Belga) Laurence Clamar, secrétaire permanente de la CSC Services publics, ne cache pas son étonnement à la suite de la signature du protocole d'accord par les syndicats néerlandophones et le syndicat libéral francophone. "Cela confirme que depuis le début, ce sont les prisons du sud du pays et de Bruxelles qui font grève et que l'on répond aux besoins des prisons du nord."

Grève dans les prisons - Accord de 4 syndicats: "Les besoins des prisons du sud et de Bruxelles sont niés"

Grève dans les prisons - Accord de 4 syndicats: "Les besoins des prisons du sud et de Bruxelles sont niés" © BELGA

Pour la représentante syndicale, le ministre attise le feu et apporte du communautarisme dans le débat. "Depuis le début, il fait des propositions qui ne sont pas appropriées aux besoins des prisons qui font grève." Mme Clamar considère que l'action du ministre est "violente" et affirme que les agents sont "en colère". La grève dans les prisons francophones du pays qui dure depuis 35 jours ne s'arrêtera pas tant que Koen Geens ne répondra pas à leurs attentes, selon elle. Le syndicat libéral francophone a toutefois décidé de signer l'accord. "Quand on voit que dans des prisons, on a voté à 98% ou 100% contre le protocole d'accord, comment peut-on décider d'accepter ? Soit ils ne sont vraiment pas représentatifs du tout, soit je ne me l'explique pas." Elle comprend toutefois la décision des syndicats néerlandophones. "Bien sûr, ceux qui acceptent la rationalisation donnent leur accord. Ils vont avoir des agents en plus, c'est Noël ! Mais ceux qui refusent cette rationalisation ne peuvent que rejeter les propositions du ministre." L'accord signé lundi, qui comprend notamment l'engagement de 480 statutaires supplémentaires dont 386 agents pénitentiaires, sera mis immédiatement à exécution, a prévenu Koen Geens. "Les prisons du sud et de la capitale existent-elles aux yeux du ministre ?", se demande Laurence Clamar. "Leurs besoins sont totalement niés." (Belga)

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